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Ouïghours : quels sont les pays qui viennent en secours à la Chine ?

Trente-sept pays, dont la Russie, l’Arabie saoudite et la Corée du Nord, ont écrit à l’ONU pour soutenir Pékin, après la lettre envoyée par une vingtaine de pays, principalement occidentaux, pour dénoncer les internements dans la région chinoise du Xinjiang.

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Cette lettre, co-signée notamment par la Russie, l’Arabie saoudite, le Qatar, la Corée du Nord, l’Algérie, le Nigeria, les Philippines et la Syrie, a été annoncée par la Chine vendredi au dernier jour de la 41e session du Conseil des droits de l’Homme à Genève.

Le document, dont l’AFP s’est procuré une copie, est adressé au président du Conseil, Coly Seck, et à la Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Michelle Bachelet.

Les cosignataires de la lettre « félicitent la Chine pour ses remarquables réalisations en matière de droits humains ». Ils « prennent note que le terrorisme, le séparatisme et l’extrémisme religieux ont causé d’énormes dommages à tous les groupes ethniques du Xinjiang ».

« Face au grave défi du terrorisme et de l’extrémisme, la Chine a pris une série de mesures de lutte contre le terrorisme et de déradicalisation dans le Xinjiang, notamment la création de centres d’enseignement et de formation professionnels », poursuivent-ils, soulignant que « la sécurité est revenue » dans la région.

Ils indiquent que la Chine a invité un certain nombre de diplomates et journalistes au Xinjiang, et « ce qu’ils ont vu et entendu (…) contredisait complètement ce qui a été rapporté dans les médias ». Ils demandent à la communauté internationale de ne pas porter des accusations basées sur des « informations non confirmées avant de visiter le Xinjiang ».

En mars, Michelle Bachelet avait assuré attendre le « feu vert » de Pékin pour un « accès total » à cette région chinoise.

Depuis une série d’attentats sanglants attribués à des membres de l’ethnie turcophone et musulmane des Ouïghours, le gouvernement chinois impose des mesures de sécurité draconiennes dans ce vaste territoire, frontalier de l’Asie centrale et du Pakistan.

La Chine est soupçonnée d’y avoir interné jusqu’à un million de personnes dans des camps de rééducation. Pékin dément ce chiffre et parle de « centres de formation professionnelle » destinés à enseigner des connaissances et à lutter contre la radicalisation islamiste.

Mercredi, vingt-et-un pays occidentaux et le Japon avaient envoyé une lettre à l’ONU pour faire part de leur préoccupation face aux « rapports crédibles faisant état de détentions arbitraires (…), ainsi que de surveillance généralisée et de restrictions, ciblant particulièrement les Ouïghours et d’autres minorités dans le Xinjiang, en Chine ».

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