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Société

A Nice, la polémique sur les prières de rue de l’Aïd ne faiblit pas

A Nice, la prière de l’Aïd el-Fitr sur le parking d’un théâtre a fait couler beaucoup d’encre. Les politiques dénoncent cet événement et la justice a même été saisie par des élus FN.

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« Plusieurs centaines de personnes, et l’appel à la prière balancé par une sono. J’ai été alerté par des habitants de La Trinité, qui entendent jusque chez eux… Il faut faire cesser ces provocations. » Le message a été lancé par le frontiste Philippe Vardon vendredi dernier. Le jour de l’Aïd el-Fitr a été l’occasion de polémiquer à propos des prières de rues à Nice et ses alentours. Rappel des faits : le 15 juin, des musulmans se sont rassemblés sur un parking du quartier de l’Ariane à Nice où ils ont prié. La mairie de Nice a dénombré un millier de personnes.

Très vite, Christian Estrosi a condamné ces prières : « Les lois de la République doivent être respectées partout », a indiqué le maire de Nice, ajoutant que « si l’Aïd-el-Fitr est un moment important pour les musulmans, rien ne peut justifier les prières de rue et qu’on trouble ainsi l’ordre public. »


Sauf que le théâtre aurait été prêté… gracieusement par la mairie, indiquait l’Union des musulmans des Alpes Maritimes de Nice dans un post Facebook supprimé depuis. Feïza Ben Mohamed indique par ailleurs que Jean-Paul David, directeur de cabinet adjoint de Christian Estrosi en charge « du vivre-ensemble et des cultes », était sur place, « avec les fidèles, tout sourire. »


Depuis vendredi, la polémique ne retombe pas : à La Trinité, où le maire avait été accusé d’imposer des quotas raciaux au club de football local, plusieurs plaintes ont été enregistrées. « Une vingtaine de plaintes ont été enregistrée par la police municipale dont certaines ont donné lieu à un dépôt de main courante », indique ainsi le maire Jean-Paul Dalmasso.

Du côté de l’UMAM, on indique ne pas avoir voulu « créer de polémique inutile. » Le responsable de l’organisation, Otmane Aissaoui, affirme avoir « demandé, il y a trois mois, le Palais des expositions pour y organiser cette fête comme chaque année. On nous a répondu que le lieu n’était pas disponible. On a demandé des gymnases qui nous ont été refusés. On a essayé de ne pas prier dans la rue mais sur des parkings, à l’abri des regards pour gêner le moins possible. »

Philippe Vardon a saisi le procureur de la République, tout comme sa collègue du FN Marie-Christine Arnautu, députée européenne, qui demande à la justice de déterminer si le théâtre et son parking ont bien été prêtés par la mairie à l’UMAM.

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