Netanyahu, arrivé jeudi à Athènes où il a signé un accord avec Chypre et la Grèce en faveur d’un projet de gazoduc, devait rester dans ce pays jusqu’à samedi, mais a écourté son voyage après l’annonce du décès de Qassem Soleimani, a indiqué son bureau à l’AFP.

Qassem Soleimani était le chef des forces iraniennes al-Qods souvent accusées par Israël de préparer des attaques contre l’Etat hébreu.

Dans la foulée de son décès, l’armée israélienne a fermé vendredi une station de ski sur le Mont Hermon, région stratégique située sur le plateau du Golan annexé et frontalière de la Syrie et du Liban.

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, s’est engagé vendredi à « venger » la mort de Qassem Soleimani et le président iranien à appeler à une vengeance contre « l’Amérique criminelle ».

Le chef du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, grand allié de l’Iran, a promis vendredi « le juste châtiment » aux « assassins criminels » responsables de la mort du général iranien Qassem Soleimani.

De son côté, le Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, a condamné la frappe américaine contre Qassem Soleimani, la qualifiant de « crime américain qui accroît les tensions dans la région ».

Impliqué dans trois guerres contre Israël depuis 2008, le Hamas a présenté « ses sincères condoléances » à l’Iran pour le « martyr » de Qassem Soleimani, « l’un des plus éminents chefs de guerre iraniens », a ajouté le mouvement dans un communiqué.

Et le Front populaire de libération de Palestine (FPLP), groupe armé d’obédience marxiste, a appelé à une réponse « coordonnée » des « forces de la résistance » de la région à la suite du décès de Qassem Soleimani.