La Mosquée Djamaâ El-Djazaïr d'Alger devrait être achevée en 2017. Un projet coûteux et gigantesque qui offrira à l'Algérie un lieu de prière énorme, avec un minaret de 265 mètres de hauteur.

La construction de la Grande Mosquée d’Alger va encore durer une année. Mais en 2017, celle-ci s’érigera fièrement, avec son minaret de 265 mètres de hauteur.

265 mètres. Voilà la hauteur du futur minaret de la mosquée d’Alger en cours de construction. Les ouvriers algériens travaillent jour et nuit pour ériger ce qui sera la troisième plus grande mosquée au monde, après La Mecque et Médine. La future Grande Mosquée d’Alger, Djamaâ El-Djazaïr, est une formidable opportunité pour la capitale algérienne. Le ministère de l’Habitat pense notamment « aux retombées économiques engendrées par le flux de touristes, et à tous les emplois indirects, de l’administration aux commerces (cafés, restaurants, boutiques d’artisanat…), en passant par les lieux culturels comme la cinémathèque. » Car plus qu’une mosquée, Djamaâ El-Djazaïr est un véritable complexe.

Une mosquée respectueuse de l’environnement

Une salle de prière, un minaret, une esplanade, un centre culturel, une bibliothèque, un amphithéâtre, un institut d’études qui accueillera 300 doctorants en sciences islamiques… En plus d’offrir de nombreux services, la Grande Mosquée d’Alger devrait aussi être un bijou technologique : première mosquée d’Afrique à être construite aux normes parasismiques utilisées au Japon et aux Etats-Unis, pour ne pas s’effondrer en cas de tremblement de terre, le bâtiment va absorber jusqu’à 70 % de la force sismique. « En cas de séisme, il n’y aura pas d’endroit plus sûr en Algérie que le minaret et la salle de prière », indique Mohamed Lotfi, ingénieur sur le projet du minaret. Une mosquée qui sera, de plus, éco-friendly : les piliers de la salle de prière récupèreront les eaux de pluie, tandis que l’institut sera équipé de panneaux solaires photovoltaïques.

Yassine Bannani

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