L’octogénaire qui a blessé deux personnes dans une attaque en octobre dernier contre la mosquée de Bayonne, dans le sud-ouest de la France, est mort mercredi « après une brusque détérioration de son état de santé », a annoncé jeudi la justice française.

Claude Sinké, 84 ans, incarcéré à Mont-de-Marsan (sud-ouest), est mort au centre hospitalier de la ville, et une autopsie doit être réalisée, a indiqué le procureur local Olivier Janson dans un communiqué, précisant que l’homme bénéficiait d’un suivi médical en prison pour « diverses pathologies ».

Des experts avaient jugé que l’homme souffrait d’une « altération partielle de son discernement », mais sa responsabilité pénale était restée engagée et il avait été mis en examen, notamment pour « tentative d’assassinats, de destruction de bien par un moyen dangereux pour les personnes commis en raison de la race ou de la religion ».

Les faits remontent au 28 octobre. L’octogénaire avait tenté d’incendier la mosquée de Bayonne, dans le pays basque français, en mettant le feu à la porte. Surpris, il avait sorti son arme et tiré sur deux septuagénaires, les blessant grièvement, avant d’incendier un véhicule puis de s’enfuir en voiture et d’être rattrapé par les forces de l’ordre.

Il avait expliqué aux enquêteurs avoir voulu incendier la mosquée pour « venger la destruction de la cathédrale de Paris », en référence à l’incendie en avril 2019 de Notre-Dame, qu’il attribuait à des musulmans.

Ses voisins dans un village du sud-ouest de la France le présentaient comme un homme « avec des obsessions », au verbe « parfois assez violent ».

Né à Meknès au Maroc en septembre 1935, avec un père légionnaire, il avait été candidat sous l’étiquette Front national à des élections locales en 2015.