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Pour Mohammed Ben Salman, l’apaisement avec l’Iran ne fonctionnera pas

Au New York Times, le prince héritier saoudien estime que « le leader suprême de l’Iran est le nouvel Hitler du Moyen-Orient » et lui déclare quasiment la guerre.

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Mohammed Ben Salman a-t-il, à mots couverts, déclaré la guerre à l’Iran ? En tout cas, le prince héritier ne semble pas vouloir apaiser les relations entre l’Arabie Saoudite et l’Iran.

« Le leader suprême de l’Iran est le nouvel Hitler du Moyen-Orient »

La preuve avec son interview dans le New York Times, publiée ce jeudi 23 novembre. Interrogé sur l’ayatollah Ali Khamenei, « MBS » dégaine l’artillerie lourde : « Le leader suprême de l’Iran est le nouvel Hitler du Moyen-Orient, assure le prince héritier. Mais nous avons appris de l’Europe que l’apaisement ne fonctionne pas. Nous ne voulons pas que le nouvel Hitler en Iran répète ce qui s’est passé en Europe au Moyen-Orient. » 

Autrement dit, discuter avec l’Iran ne servirait à rien et seule la force pourra régler la situation. Le prince Mohammed Ben Salman compte-t-il tout écraser sur son passage ? « Ce qui importe le plus, c’est ce que l’Arabie Saoudite fera chez elle pour renforcer sa force et son économie », explique-t-il.

« 10 % des dépenses publiques détournées par la corruption chaque année »

Pour ce faire, Mohammed Ben Salman a engagé de nombreux chantiers. Sa première grosse mesure a consisté à arrêter de nombreux opposants sous couvert de lutte contre la corruption. Une accusation « ridicule », selon « MBS », qui assure au New York Times qu’il n’avait pas besoin de cela, puisque « la majorité de la famille royale » le soutient.

Le prince se défend de se servir de la lutte anticorruption pour faire taire ses ennemis : « Notre pays a beaucoup souffert de la corruption depuis les années 1980 jusqu’à nos jours, dit-il. Le calcul de nos experts est qu’environ 10 % de toutes les dépenses publiques ont été détournées par la corruption chaque année, à des niveaux aussi bien élevés que bas. » Pour Mohammed Ben Salman, qui affirme réunir des preuves sur les détournements de fonds depuis 2015, cette lutte contre la corruption doit commencer « par le haut. »

Pourtant, le nom de son père, tout comme une myriade d’autres membres de sa famille sont apparus dans les Panama Papers. Mais « MBS » promet la clémence aux « hommes d’affaires saoudiens qui ont payé des pots-de-vin pour obtenir des services bureaucratiques. » Ils « ne seront pas poursuivis », assure-t-il, visant seulement « ceux qui ont détourné l’argent du gouvernement. » Le prince héritier se dit « soutenu » dans cette « révolution » saoudienne. Mais jusqu’à quand ?

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