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Meyer Habib : peut-on être député français et émissaire de Netanyahu ?

Député sortant de la 8e circonscription des Français établis hors de France, Meyer Habib est un proche de Netanyahu. Centriste en France, d’extrême droite en Israël, le Franco-Israélien milite au sein de l’Assemblée nationale contre la solution à deux Etats en Palestine.

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Meyer Habib est, depuis les élections législatives partielles de 2013, député de la 8e circonscription des Français établis hors de France, qui comprend huit pays : Italie, Turquie, Grèce, Chypre, Malte, Saint-Marin, Saint-Siège et… Israël. Sauf que Meyer Habib n’est pas un député comme les autres : ce joailler franco-israélien est un proche de Netanyahu. Il a longtemps été, comme le définit Jeune Afrique, un « émissaire officieux à Paris » du Premier ministre israélien. L’an dernier, le journal israélien Haaretz l’a épinglé, en sortant des documents provenant du bureau du Premier ministre israélien qui ont révélé que Meyer Habib avait financé plusieurs voyages à l’étranger de Benyamin Netanyahu au début des années 2000. Netanyahu n’avait alors plus de fonctions politiques, mais toute sa famille avait été invitée plusieurs fois pour des séjours à l’étranger par Habib, proche d’Arnaud Mimran, impliqué dans le scandale de la taxe carbone et incarcéré après avoir écopé d’une peine de huit ans de prison.

Meyer Habib contre la solution à deux Etats

Ce membre de l’UDI, le parti centriste français, a d’ailleurs des positions très nettes sur Israël : Meyer Habib milite en effet pour la reconnaissance de Jérusalem comme capitale indivisible de l’Etat d’Israël et propose même le transfert de l’ambassade française de Tel-Aviv à Jérusalem. Une position radicale qui a amené le député, ce mois-ci, a s’emporter contre la mention des « territoires palestiniens » comme adresse sur les brochures électorales envoyées aux Français vivant en Cisjordanie. Car pour Meyer Habib, il n’est pas question d’une solution à deux Etats, au Proche-Orient, qui est selon lui une « pure chimère. » En pleine assemblée nationale, en janvier, Habib avait même critiqué la tentative de conférence internationale organisée par la France en affirmant : « Jamais un juif ne sera un colon à Jérusalem, jamais un juif ne sera un colon en Judée ! Jamais ! »

Accusé d’avoir fait partie de l’Organisation juive de combat

Si Meyer Habib estime qu’Israël est l’« Etat le plus moral et le plus humaniste au monde », il semble jouer sur deux tableaux à l’Assemblée nationale. Dans un communiqué, Netanyahu indiquait que ses voyages payés par Habib — ce dernier dément — « comprenaient des apparitions médiatiques et des campagnes à l’étranger en faveur d’Israël. » Ils seraient environ 60 députés binationaux actuellement sur les bancs de l’Assemblée nationale. Mais peu nombreux sont ceux qui jouent un rôle aussi important que Meyer Habib avec leur pays d’origine. D’autant que le député a été accusé de faire partie d’une milice, l’Organisation juive de combat, impliquée dans une attaque qui avait blessé huit personnes, dont deux policiers, en 1988 à Paris. Avant d’être accusé, il y a deux ans, d’avoir menacé un policier pour libérer des membres de la communauté juive qui avaient agressé deux musulmans, en arguant qu’il fallait les laisser libres pour cause de Tisha Beav, une importante fête juive.

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