La majeure partie de ces migrants, 407, se trouvait à bord de l’Ocean Viking, un navire humanitaire affrété par SOS Méditerranée en partenariat avec Médecins sans frontières (MSF), tandis que 78 étaient sur le navire Alan Kurdi de l’ONG allemande Sea Eye.

« Ocean Viking a secouru 184 hommes, femmes et enfants qui se trouvaient en détresse cette nuit sur deux canots pneumatiques », 102 à 80 milles nautiques (près de 150 km) des côtes libyennes et 82 dans les eaux où les secours sont de compétence maltaise, a écrit MSF sur son compte Twitter.

« Avec cinq opérations menées de nuit en moins de 72 heures c’est un total de 407 survivants qui se trouve maintenant en sécurité à bord », a ajouté l’ONG.

« Nous avons eu des journées chargées (…) avec de nombreuses embarcations en détresse ce week-end. En dépit de l’hiver et du mauvais temps (…) de nombreuses embarcations quittent la Libye », a déclaré à l’AFP Aloys Vimard, coordinateur de MSF à bord de l’Ocean Viking.

« Les survivants nous disent que la situation sécuritaire se détériore en Libye en raison du conflit. La Libye n’est absolument pas un endroit sûr (…) et pour le moment nous ne savons pas quand et où nous pourrons débarquer en sécurité », a-t-il ajouté.

L’Alan Kurdi a participé pour sa part à deux opérations de secours, avec un total de 78 personnes désormais à bord.

Depuis l’été 2018, succédant à l’Italie qui assurait auparavant ce rôle, les garde-côtes libyens sont chargés par l’Europe de coordonner les sauvetages dans une vaste « zone de recherche et de secours » dépassant leurs eaux territoriales. Une mission que la Libye, en guerre, est incapable de mener à bien, dénonce SOS Méditerranée.

En 2019, l’Organisation internationale des migrations (OIM) a recensé 1.283 décès connus en Méditerranée, la route centrale entre l’Afrique du Nord et l’Italie étant la plus mortelle. Au moins 19.164 migrants auraient péri dans les flots ces cinq dernières années.