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Société

Marseille : Monop’, raciste «jusque dans le planning»?

Le manager du Monop’ de la gare Saint-Charles de Marseille est accusé par ses salariés de pratiques racistes. Les syndicats entament leur quatrième séquence de grève.

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En 2010, Monop’ Daily ouvrait ses portes à Marseille, en partenariat avec le groupe Elior. Huit ans plus tard, les salariés et la direction de l’enseigne sont au cœur d’un bras de fer : ce lundi, les employés de Monop’ étaient en grève pour la quatrième fois. Ils reprochent au manager du supermarché une gestion du personnel sur des fondements racistes, comme le dit La Marseillaise. L’avocat des salariés de l’enseigne de la gare Saint-Charles assure, après avoir reçu salariés et syndicats, que « le racisme est inscrit jusque dans le planning ! »

Outre « des plannings instables », les employés du Monop’ Daily dénoncent « des propos déplacés et insultants, à caractère raciste » de leur manager. Des méthodes qui courent depuis longtemps déjà : depuis le 31 mars, les syndicats s’élèvent contre les pratiques jugées racistes de la direction. Notamment la mise en place d’une vidéosurveillance pour avoir un œil sur les employés : « Une caméra était tournée sur nous plutôt que sur la salle », indique une caissière.

Depuis le début de la grève, les grévistes subissent les foudres de la direction : selon le représentant syndical CGT Nordine Ziani, « un licenciement est acté et trois autres sont en cours, dont deux sans préavis », qui concernent des grévistes. « Tous concernent des personnes de couleur », assure même l’avocat. Le racisme est avéré, estiment les syndicats : sur les plannings, les salariés noirs ne sont pas appelés par leurs prénoms. Comme un certain « Chocolat. » L’avocat demande des comptes à la direction d’Elior qui, si elle ne réagit pas, risque un procès retentissant.

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