Huile d’olive, huile d’argan, miel, safran, couscous... Le Maroc veut devenir un exportateur qui compte sur le marché mondial du halal.

Le Maroc veut grignoter 1 % du marché halal mondial d’ici à 2020, alors que ce dernier est actuellement détenu en majorité par des pays non musulmans. Pour ce faire, le pays s’est doté d’un label, reconnu par la Malaisie.

C’est un fait : les principaux exportateurs de viandes et de produits halal sont aujourd’hui essentiellement des pays sans tradition musulmane. De l’Australie à la Nouvelle-Zélande, en passant par le Brésil, l’Argentine, les Etats-Unis ou encore le Canada, et même la France en matière d’exportations de volailles, le halal est accaparé par des pays occidentaux. Le Maroc a bien compris l’enjeu et veut désormais proposer son huile d’olive, son huile d’argan, son miel, son safran, son couscous ou encore ses sardines ou ses figues halal, comme l’indique La Vie éco

Ce Maroc exportateur veut grignoter 1 % du marché total

Alors que le label halal Maroc a été reconnu par le Jakim en janvier dernier, le pays du Maghreb affiche désormais ces ambitions… En effet, le Maroc ambitionnerait de prendre 1 % du marché mondial des produits halal. Un maigre pourcentage, mais qui pourrait tout de même atteindre la somme non estimable de 8 milliards de dollars, voire beaucoup plus si le marché évolue selon les prévisions actuelles. Pour en arriver là, le Maroc se donne cinq années. Un objectif décliné dans le Plan de développement des échanges extérieurs, que le département du Commerce extérieur a récemment mis en place.

Actuellement, 32 entreprises sont concernées par le label halal Maroc. Mais 20 autres nouvelles sociétés sont en cours de certification et pourraient donc rejoindre le club des exportateurs de halal… Pour les aider dans leurs démarches, les entreprises marocaines se sont regroupées autour d’un Club halal, une association créée il y a près de deux ans par l’Association marocaine des exportateurs (ASMEX). Des coopératives font également partie de ce club qui espère bien profiter de ce juteux marché.

Pierre Z. Lajarge

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