13 500 personnes ou 50 000 ? Les vidéos de la manifestation contre l’islamophobie de dimanche dernier parlent d’elles-mêmes. Mais alors pourquoi avoir annoncé 13 500 personnes là où les chiffres des organisateurs semblent plus près de la réalité ?


En mars 2018, Libé rappelait que « le système (d’Occurrence, qui a parlé de 13 500 manifestants), évidemment, n’est pas parfait ». Selon le quotidien, les capteurs qui servent à compter le nombre de personnes peuvent être gênées par « des personnes collées les unes aux autres, masquées par des parapluies, ou par des fumigènes » ou encore en cas de luminosité trop importante.

Le quotidien rappelle également la proximité du patron d’Occurrence avec En Marche !, précisant qu’Assaël Adary est un « ancien camarade du Celsa » d’Aurore Bergé et que Céline Mas, directrice générale, a soutenu Emmanuel Macron lors de sa victoire à la présidentielle.

Force est de constater que le nombre avancé par ce cabinet se disant indépendant est tout sauf sérieux. Il participe à la tentative de sabotage de cette marche : ainsi, BFMTV écrit dans un article que « quelques milliers de personnes » étaient présentes gare du Nord, citant un décompte de l’AFP. Une chaîne d’information continue parlait, elle, de « centaines » de marcheurs. Sans oublier la presse qui a titré qu’il s’agissait d’une « marche controversée » contre l’islamophobie, un terme tout aussi controversée selon elle.

Les images montrent donc des dizaines de milliers de personnes dans les rues de Paris, auxquelles s’ajoutent les manifestants à Toulouse ou Marseille. Cette marche a été un succès, alors que les organisateurs attendaient « au moins 10 000 personnes ».