L’ancien Premier ministre Manuel Valls sera sur BFMTV et sur RMC dès la rentrée, pour donner son avis sur la politique française.

CNews a Eric Zemmour, BFMTV a désormais… Manuel Valls ! L’ex-Premier ministre connaît une carrière qui ressemble à une dégringolade. Après avoir quitté la France pour tenter sa chance à la mairie de Barcelone, l’ex-socialiste est revenu en région parisienne pour tenter d’y dégoter un poste à responsabilité. Mais ses appels du pied à LREM et à Emmanuel Macron sont restés lettre morte. Finalement, Valls n’a réussi qu’à obtenir un poste symbolique à la LICRA et à poursuivre son aventure de destruction massive de la loi de 1905 avec le Printemps républicain.

Or, avec CNews qui se droitise jour après jour, notamment avec la programmation de l’émission de Christine Kelly et Eric Zemmour, qui vit sa dernière semaine en attendant une éventuelle prolongation la saison prochaine, BFMTV cherche la riposte. Cette dernière est passée par l’embauche de Natacha Polony.

Mais comme si cela ne suffisait pas, la chaîne a décidé de faire appel à Manuel Valls. Une nouvelle carrière pour l’ancien Premier ministre de François Hollande qui sera face à Alain Duhamel sur BFMTV. Il participera également à « BFM Story », l’émission d’Alain Marschall et Olivier Truchot. Et ce n’est pas tout : Valls interviendra chaque semaine dans la matinale d’Apolline de Malherbe sur RMC.

La fausse posture républicaine

Si la course à la droite explique ce mercato des chaînes d’information continue, il est étonnant que l’arrivée de Manuel Valls coïncide avec la campagne présidentielle. Si Valls a annoncé son retrait de la vie politique française en 2018, il n’hésite pas à tenter, par tous les moyens, de réintégrer le jeu politique. Mais il avait promis, à son retour en France, de revenir avec un « débat d’idées ».

D’ores et déjà, on sait que ses interventions seront dans la lignée de celles d’un Zemmour. En effet, dans une interview, l’ex-Premier ministre se voulait alarmiste pour la société française : « Je crains pour l’avenir de mon pays, malgré tous ses atouts ». Et Valls d’ajouter : « Je crains pour la démocratie, telle que je l’imagine, profondément républicaine. Et j’ai une légitimité à porter certains sujets, les faits m’ayant donné raison ». Une légitimité tout de même limitée. Mais « moins tu représentes quelque chose, plus tu es à la télé », résume Thomas Portes, le porte-parole du mouvement Générations.