D'après le HDC, certifier des médicaments halal pourrait créer la panique dans l'esprit du consommateur.

Bien que l’organisme de certification halal malaisien HDC soit l’un des seuls accepté partout dans le monde, il continue de refuser d’accorder des accréditations pour des médicaments, souhaitant éviter d’entretenir la confusion. Contrairement aux cosmétiques halal ou à la nourriture halal, les médicaments n’ont pas pour vocation de devenir halal, à moins de disposer d’une offre très variée.

Jamil Bidin est le chef de la direction du Halal Industry Development Corporation (HDC), une agence gouvernementale chargée du développement et de la promotion des standards malaisiens. Selon lui, il est plus sûr pour l’ensemble des musulmans de ne pas reconnaitre qu’il existe des alternatives halal aux médicaments classiques.

D’après Jamil Bidin, le halal ne devrait pas entrer en ligne de compte lorsqu’il s’agit de soins de santé. Pour les maladies chroniques, il n’y a pas d’exigence halal car il s’agit d’une situation de vie ou de mort. « Si vous nécessitez des médicaments, la problématique du halal ne s’impose pas. Même en Malaisie, nous ne faisons pas de distinction entre les médicaments halal ou non. »

Il ajoute qu’il n’existe à ce jour aucun médicament ou vaccin certifié halal. Certains pourraient être de facto halal mais ils n’ont pas été certifiés comme tels.

A quand des médicaments halal ?

Lorsque la vie d’un patient est en danger, l’Islam autorise l’emploi de médicaments non halal. A l’inverse, les musulmans doivent rechercher les suppléments alimentaires et les remèdes naturels portant une certification halal lorsque leur but est d’améliorer leur santé et non pas de traiter des maladies.

Selon le HDC, les alternatifs aux médicaments classiques ne sont pas à l’ordre du jour. Il s’agit de ne pas entraîner de confusion dans l’esprit du malade. « Lorsqu’il s’agit de médecine, nous ne souhaitons pas créer une situation de panique. Si nous déclarons que les musulmans doivent se soigner avec des médicaments halal, nous risquerions de créer une situation de panique chez certains qui penseraient qu’il ne faut utiliser que des médicaments halal. Il se pourrait qu’ils ne se limitent qu’aux médicaments halal et évitent de se soigner avec les médicaments classiques. »

Source : ici

Yassine Bannani

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