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Politique

La mairie de Stains priée de retirer la banderole en soutien à Salah Hamouri

Le maire de Stains est convoqué au tribunal administratif de Montreuil. Le préfet de la Seine-Saint-Denis souhaite obtenir le retrait de la banderole demandant la libération de Salah Hamouri.

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Vendredi 9 mars prochain, Azzedine Taibi, maire de la ville de Stains (93) devra se rendre au tribunal administratif de Montreuil, suite à une requête du préfet de la Seine-Saint-Denis. 

Ce dernier reproche au maire une banderole de soutien à l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri, « incarcéré abusivement par Israël depuis le 23 août 2017, sous le régime de la détention administrative », rappelle la mairie dans un communiqué. 

Dans celui-ci, la mairie défend sa position :  « Plus de 1500 élus, qu’il s’agisse de maires, de députés ou de Conseils départementaux, se sont exprimés pour la libération du jeune avocat franco-palestinien. Il s’agit simplement d’exprimer notre solidarité à l’égard de l’un de nos compatriotes ». 

Le maire y critique également le « positionnement dogmatique » du préfet : 

« Le préfet de la Seine-Saint-Denis réagit systématiquement lorsqu’il s’agit de notre soutien à la lutte pacifiste des palestiniens subissant la colonisation et l’occupation. En effet, après avoir assigné la ville au Tribunal administratif pour le retrait de la banderole de soutien à Marwan Barghouti (…) (il) nous demande maintenant le retrait de la banderole en soutien à Salah Hamouri. Une situation étonnante lorsque l’on sait que de nombreuses villes ont voté des motions en soutien à Salah Hamouri sans avoir, à notre connaissance, été inquiétées. »

En 2016, la cour d’appel de Versailles avait en effet déjà soumis la ville de Stains à des pénalités financières journalières si la mairie n’enlevait pas la banderole en hommage au leader palestinien. Le maire l’avait alors retirée. 

Dans son communiqué, Azzédine Taibi estime enfin que le cas de Salah Hamouri, doit être considéré à égalité avec celui d’autres compatriotes emprisonnés de façon abusive comme « Ingrid Betancourt pour qui nous avions également apposé une banderole sans que cela ne soit remis en cause par le Préfet, ou plus récemment, pour le journaliste Loup Bureau », rappelle l’élu. 

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