La journée devait être calme, malgré l’appel à manifester des Gilets jaunes et des grévistes. Comme l’indique RT, à Lyon avait lieu « un sitting non-violent » qui a très rapidement été « dispersé par la police au moyen de gaz lacrymogènes ». Après la diffusion de gaz, « le cortège s’est dispersé en plusieurs petites manifestations sauvages un peu partout dans Lyon », résume un des témoins de ces scènes terribles qui ont vu un bébé âgé d’un mois à peine être aspergé de gaz lacrymogène.

Nous sommes alors en pleine Fête des Lumières et, malgré l’afflux de touristes, la police décide de disperser un rassemblement non-autorisé. Problème : des personnes extérieures à la manifestation, et notamment des enfants, sont également présents sur place. Filmée par le même témoin, la scène prend des allures de guérilla urbaine.

Une mère de famille et son bébé sont alors touchés par les gaz. Cette mère de famille « rentrait de ses courses avec de gros sacs de provisions et portait son bébé sur son dos. Elle se dirigeait simplement vers son tramway », résume le témoin de la scène. Les policiers à l’origine de la dispersion, prévenus par ses soins, ont alors appelé les pompiers et conduit le bébé aux urgences. Conscients de ce qu’ils ont fait, les policiers envisagent alors de déposer une main courante.

Mais que s’est-il passé et, surtout, y a-t-il eu des pressions pour étouffer cette affaire ? A nos confrères de RT, l’hôpital Femme Mère Enfant-HCL de Lyon reconnaît « avoir pris en charge aux urgences le 7 décembre un enfant âgé d’un mois, ayant été exposé à du gaz lacrymogène ». Pour le témoin, c’est plus compliqué : « Au début, l’hôpital a nié qu’un bébé était venu aux urgences à cause du gazage. Quant à la police, elle reste muette. Ce sont les commerçants qui ont confirmé ma version », résume-t-il. Les pompiers du Centre d’intervention Lyon Corneille n’ont, de leur côté, pas encore admis avoir transporté l’enfant aux urgences.

Reste maintenant à savoir comment l’enfant va. « Il va bien, mais il est loin d’être tiré d’affaire », résume le témoin. La mère de l’enfant, apeurée, refuse de son côté de parler à la presse.