Alors que le camp d’été décolonial a une nouvelle fois déchaîné les foudres des laïcistes du Printemps républicain, ils étaient peu nombreux à s’insurger contre l’Université d’été identitaire qui s’est tenue du 14 au 19 août. Pourtant, il y avait de quoi dire sur ces 160 identitaires venus de toute l’Europe, certainement galvanisés par le peu d’indignation provoquée par la mission du « C-Star » tout au long du mois d’août. Pendant près d’une semaine, les identitaires ont donc pu, en toute quiétude, se rassembler pour entonner des chants issus de leur livret « Faïlala » et pour discuter de la supériorité de la civilisation européenne. Au menu, des conférences sur la repentance — « pour en finir avec la culpabilisation des Européens » —, sur la civilisation européenne ou encore sur les traditions européennes. Egalement des ateliers sur la résistance passive ou sur les relations avec la presse. Avec un mot d’ordre : « S’instruire pour vaincre ! » Un camp mieux valait être blanc pour se sentir à l’aise. Et qui a étonnamment été passé sous silence par les membres du Printemps républicain : pourtant, le danger est bel et bien là. Génération identitaire se félicite par exemple que, l’année dernière, l’Université d’été identitaire a permis « l’occupation du chantier de la mosquée de Poitiers ou les tournées de sécurisation dans les transports. » La « reconquête » semble être en marche et cela n’a pas l’air d’inquiéter qui que ce soit.