Pour les ministres des Affaires étrangères des quatre pays et l’émissaire de l’UE, « la priorité doit être de mettre fin à l’impasse dans les négociations de paix, de créer des horizons politiques et redonner espoir par le biais d’un dialogue crédible ».

Ils soulignent dans leur communiqué conjoint « l’urgence d’une reprise de négociations sérieuses et efficaces sur la base du droit international et des paramètres convenus », appelant ainsi Israéliens et Palestiniens au « respect des accords passés et à la relance d’un dialogue crédible sur ces bases ».

Les participants à la réunion ont mis l’accent sur « l’importance des traités de paix entre les Etats arabes et Israël, y compris les accords récemment signés entre les Emirats arabes unis et le Royaume de Bahreïn avec Israël, qui contribuent à la résolution du conflit israélo-palestinien sur la base de la solution à deux Etats, afin qu’une paix globale et durable soit réalisée ».

Le 15 septembre, Israël a signé avec les Emirats arabes unis et Bahreïn des accords historiques après que les deux monarchies du Golfe ont annoncé la normalisation de leurs relations avec l’Etat hébreu, respectivement le 13 août et le 11 septembre. Les Palestiniens ont dénoncé un « coup de poignard dans le dos » de la part de ces pays accusés de pactiser avec Israël sans attendre la naissance de leur Etat.

Les pourparlers de paix israélo-palestiniens sont à l’arrêt depuis 2014. Les Palestiniens aspirent à un Etat indépendant avec Jérusalem-Est pour capitale.

La réunion d’Amman a également mis en exergue la nécessité d’arrêter la colonisation et l’annexion par Israël de territoires palestiniens, occupés depuis 1967.

Lors d’une conférence de presse après la réunion, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a appelé Israéliens et Palestiniens à « reprendre rapidement le dialogue » et « dans l’immédiat recréer la confiance pour permettre la relance le processus de négociations. »