En juin 2017, aux abords de la mosquée de Finsbury Park, dans le nord de Londres, un conducteur de van avait fauché les fidèles sortant de la prière. Il avait alors tué Makram Ali, 51 ans. Selon plusieurs témoins, le conducteur avait crié, avant de viser la foule, qu’il voulait « tuer tous les musulmans. » Le principal suspect arrêté comparaît aujourd’hui devant la justice. Il a expliqué que, avant cet acte, il avait voulu tuer de hauts responsables du Parti travailliste, parmi lesquels Jeremy Corbyn.

L’accusé, Darren Osborne, assure que ce n’est pas lui qui conduisait la camionnette le jour du drame de la mosquée de Finsbury Park. L’homme et ses complices voulaient, toujours selon l’accusé, se rendre à Rochdale pour attaquer un homme politique s’appelant Hussain. Les trois hommes auraient décidé au dernier moment de changer de cible pour faire « plus de victimes » en fonçant dans la foule réunie pour la Journée mondiale d’Al-Qods.

« Si Sadiq Khan avait été là, cela aurait été comme gagner à la loterie »

Ils espéraient alors que Jeremy Corbyn soit présent. « Cela aurait fait un terroriste de moins dans nos rues », explique l’assaillant, qui ajoute que « si Sadiq Khan (le maire de Londres) avait été là, cela aurait été encore mieux. Cela aurait été comme gagner à la loterie. » Mais les hommes sont finalement arrivés trop tard.

Et c’est là qu’ils ont décidé de s’en prendre aux fidèles de la mosquée, même si Darren Osborne assure que c’est un autre homme qui a pris cette initiative. Des témoins ayant rencontré Osborne dans un bar avant l’attaque ont indiqué qu’il leur avait avoué « préparer quelque chose contre les musulmans. »