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Culture

Livres pour enfants : quand l’héroïne s’appelle Neïba

Deux auteures viennent de sortir des livres dont l’héroïne est afro-descendante. Une façon de déconstruire les clichés véhiculés jusqu’alors par la littérature jeunesse.

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Elle a 9 ans, est franche, drôle et quelque peu de mauvaise foi. Neïba est l’héroïne du livre « Neïba Je-sais-tout (ou presque) : Tu sais garder un secret ? », de Madina Guissé et l’illustratrice Lily Blabla. Ces dernières veulent apporter une petite touche de révolution à l’édition jeunesse. Car ce n’est pas un détail : leur héroïne est noire.

Car jusqu’à aujourd’hui, les personnages blancs dominent la littérature jeunesse. Certes, il existe des héros noirs, mais Madina Guissé ne se retrouvait pas dans les clichés véhiculés par certains livres. « Aujourd’hui j’ai des neveux et nièces et lorsque je veux leur offrir des livres avec des héros qui leur ressemblent, j’ai le choix entre ‘Kirikou’ et ‘Tintin au Congo’ », déplore la jeune femme.

Neïba, elle, ne vient pas d’Afrique : elle est née en France. Madina Guissé a choisi une héroïne qui ressemble à des centaines de milliers de petits Français. Selon elle, grandir en lisant des livres où les héros sont toujours blancs peut avoir des conséquences.

« Comme des milliers d’enfants afro-descendants, je n’ai pas grandi avec des personnages qui me ressemblaient. Et lorsque l’on grandit les conséquences peuvent être dramatiques puisque, inconsciemment, on se dit qu’on ne peut pas rêver d’être journaliste puisque le seul journaliste qu’on connaissait… c’est Tintin ! », explique-t-elle dans une interview.

Déconstruire le regard des jeunes lecteurs, voilà un enjeu de taille. Comme d’autres. Laura Nsafou a elle aussi publié un ouvrage mettant en scène une héroïne noire, « Comme un million de papillons noirs », aux éditions Bilibok. Pour qu’enfin la fiction rejoigne un peu plus la réalité.

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