Depuis dimanche 21 novembre, Yassine Belattar est victime de menaces, après que Jordan Florentin, journaliste au media Livre Noir, l’a accusé de séquestration dans le Thé​âtre de Dix heures.

Des attaques ayant entraîné des menaces de mort à l’encontre de Belattar sur les réseaux sociaux. La société française, depuis quelques années, est sujette à un syndrome de haine décomplexée, qui la pousse ​à haïr ouvertement toute personne musulmane et/ou issue de l’immigration. La montée des discours identitaires se propage comme un virus, et touche désormais tous les secteurs, même le stand-up.Yassine Belattar, cette humoriste français d’une quarantaine d’années n’est pas épargné par cette tendance.

Ce natif de Conflans-Sainte-Honorine, dans le département des Yvelines, a toutes ces caractéristiques qui dérangent. Ses parents sont marocains, il est musulman et proche d’Emmanuel Macron. Victime de plusieurs polémiques, il est régulièrement accusé de complaisance envers l’islamisme.

Le journaliste Jordan Florentin l’accuse depuis quelques jours de l’avoir séquestré et agressé en marge d’un spectacle ​à Paris. Dans une vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux, le journaliste, qui a déposé plainte contre l’humoriste affirme « Yassine Belattar m’a retenu enfermé, grille baissée, pendant 1 heure dans son théâtre avec mon collaborateur » ajoutant avoir « subi une violence psychologique inouïe ».

De son côté, Yassine Belattar avait rapidement réagi sur le réseau social Instagram puis est revenu sur ces accusations sur le plateau de Touche Pas à Mon Poste. Il s’est dit « serein » du fait de la présence d’une cinquantaine de témoins et de caméras sur les lieux. L’humoriste conteste tout acte de violence.

Les propos du journaliste ont eu pour conséquences la propagation d’un discours haineux. Sur Twitter un compte islamophobe, préconise la violence et l’assassinat de l’humoriste, car « la justice c’est chiant au bout d’un moment il va rien avoir faut agir dans le réel ». Des menaces de mort sont proférées sans aucune réaction des politiques ni de la justice ou de la police.

Cette situation rappelle amèrement ce qui est arrivé à l’imam de Brest, il y a déjà deux années de cela. Très critiqué pour ses discours, il a été victime de menaces de mort. Des menaces mises ​à exécution, au cours d’une fusillade devant la mosquée de Brest où il a été pris pour cible. Si l’Etat ne fait rire, le même scénario pourrait se reproduire, aggravant la fracture au sein de la société française et la radicalisation des discours identitaires.