L’armée israélienne a procédé à la révision de sa politique de tir à ciel ouvert, permettant officiellement à ses troupes de tirer sur les Palestiniens lançant des pierre et cocktails Molotov. Même en l’absence de menace immédiate, les soldats peuvent faire usage de la force létale.

De passage sur la chaîne de télévision officielle KAN II, le ministre de la Défense Benny Gantz et le chef d’état-major de l’armée, Aviv Kochavi, ont rendu publiques les nouvelles instructions. Cette nouvelle politique autorise donc les soldats de la puissance occupante à tirer sur les lanceurs de pierres palestiniens en Cisjordanie. Présentée comme une opportunité pour les militaires de se défendre, cette décision est en réalité un subterfuge pour commettre plus de crimes et décimer le peuple palestinien.

En vertu de la nouvelle politique, si les soldats voient une personne palestinienne lancer des pierres ou une bombe à feu sur des voitures, ils sont autorisés à appliquer le nouveau protocole. Ce dernier introduit l’usage de la force meurtrière, même si les suspects n’ont plus de bombes ou de pierres dans les mains.

Pour le ministre palestinien des Affaires étrangères, Riyad al-Maliki, qui a d’ailleurs condamné avec la plus grande fermeté cette politique « La décision sert de feu vert pour commettre plus d’exécutions sur le terrain contre les Palestiniens, selon les caprices, les humeurs et les évaluations du soldat israélien ». Il a ajouté que « Le ministère examine sérieusement la nouvelle décision, qui représente un mépris flagrant du droit international humanitaire et des principes des droits de l’Homme ».

Le ciblage répété des citoyens palestiniens en Cisjordanie vise à faire pression, pour les pousser à abandonner leurs terres. Surtout après l’adoption d’une résolution de l’Assemblée générale onusienne en faveur de la Palestine, affirmant sa souveraineté sur ses ressources naturelles.

Israël mène depuis bien longtemps une campagne d’extermination des Palestiniens, pour récupérer leurs terres et asseoir sa légitimité sur toute une région. L’usage institutionnalisé de la force et la violence létales viole non seulement les principes et standards du droit international humanitaire, mais légitimisme le massacre de masse des Palestiniens, en particulier la jeunesse.

Dans un communiqué, l’Association France Palestine s’est indignée. « Ainsi, c’est tout l’appareil politico-judiciaire d’Israël qui approuve et met en œuvre ce nouveau permis de tuer visant les manifestants palestiniens et palestiniennes, en particulier, les jeunes et les enfants. (…) Il suffira, désormais, qu’un soldat estime avoir vu un jet de pierres de la part de Palestiniens pour qu’il puisse tirer sur eux. Quand on connaît l’impunité dont jouissent déjà les membres de l’armée, il ne fait guère de doute que n’importe quelle prétendue ‘menace’ constituera un prétexte, couvert à l’avance par les autorités militaires, à l’accomplissement de ces nouveaux actes barbares ».