Le député belge George Dallemagne s’est exprimé lors d’une émission sur le foulard islamique. Il a jugé ce dernier comme une preuve de radicalité.

Membre du Centre démocrate humaniste, l’ex-Parti social-chrétien belge, le député Georges Dallemagne a fait parler de lui ces dernières heures outre-Quiévrain. Invité du « Grand Oral » RTBF/Le Soir ce samedi matin, le député à la Chambre a été questionné sur le port du voile dans les administrations publiques.

Comme en France, l’élu s’est attaqué à la communauté à base de rumeurs… « On ne s’attaque pas aux questions essentielles, comme l’égalité entre les femmes et les hommes, par exemple, a-t-il affirmé. Moi, j’entends des femmes qui sont contraintes. J’entends des mariages forcés. J’entends des débats qui, d’ailleurs, n’ont jamais lieu sur l’espace public ».

Et l’élu de poursuivre en agitant l’étendard de l’invasion islamiste en Belgique : « J’entends notamment que le salafisme et les frères musulmans se coordonnent ici sur la place de Bruxelles pour avoir des recrues supplémentaires. Selon nos services de renseignement, nous sommes la seule ville au monde où ils font cela ».

Concernant le port du voile, le député s’est laissé aller à quelques nouvelles fantaisies. « Finalement, c’est ça qui nous inquiète plus, c’est que si le voile n’était que la revendication d’une affirmation ou d’une religion, il ne poserait pas de problème. En fait, à travers le voile, il y a aussi une revendication politique, radicale, qui ne veut pas de notre modèle de société, ne veut pas de nos valeurs, et les combat ».

Une nouvelle stigmatisation envers les musulmanes voilées. Le 4 juin 2020, la Cour constitutionnelle de Belgique avait confirmé l’interdiction du foulard islamique dans l’enseignement supérieur.