Ce mercredi matin, Idriss Sihamedi a été victime d’une perquisition pour le moins musclée. Habitué à ces méthodes, le fondateur de l’ONG humanitaire musulmane BarakaCity, très actives notamment pour la cause des Rohingyas, ne sortira pas indemne de cette perquisition : selon l’ONG, la police a en effet décidé de se rendre dans les locaux de BarakaCity mais également au domicile de son fondateur. La police, affirme BarakaCity, a « empêché l’épouse du président Idriss Sihamedi de s’habiller et de couvrir d’une couette son fils de 4 ans qui dormait avec elle ». « Elle a couvert quand même son enfant, un policier l’a insulté et lui a mis des menottes dans le dos. Son fils tremblait à côté d’elle », poursuite l’ONG.

En mai 2017, l’association avait déjà été perquisitionnée. Après 3 ans d’enquête préliminaire pour « financement de terrorisme » et « abus de confiance », le parquet de Paris avait finalement définitivement fermé l’enquête.

Alors, qu’est-ce qui a poussé la police à, à nouveau, perquisitionner les locaux de l’ONG humanitaire ? Interpellé devant ses quatre enfants et placé en garde à vue, le fondateur déplore la violence avec laquelle s’est déroulée la scène. L’ONG parle de « lits retournés, table cassée, paniers et linge retourné ».

Selon un proche d’Idriss Sihamedi, aucune information sur la raison de cette perquisition n’a filtré. « Mais cet acharnement contre BarakaCity intervient étonnamment après une campagne lancée contre Zohra Bitan et Zineb El Rhazoui », continue cette source. Il y a quelques jours, l’ONG avait accusé le ministre Darmanin de pressions à son encontre après qu’Idriss Sihamedi avait publié des informations sur l’ex-journaliste de Charlie Hebdo et sur la chroniqueuse des « Grandes Gueules » sur RMC.

BarakaCity ajoute par ailleurs qu’« Idriss a été frappé violemment par un policier qui lui a plaqué la tête contre le carrelage alors qu’il ne résistait pas et coopérait ».

Cette troisième perquisition subie par l’ONG met la communauté musulmane proche de BarakaCity en émoi. L’ONG avait même réuni plusieurs membres de cette même communauté. Lors de cette réunion, il s’agissait de tenter de lutter contre la stigmatisation et l’acharnement subis ces dernières semaines par les associations musulmanes, les mosquées et les écoles musulmanes.

Selon plusieurs sources, un rassemblement aura lieu ce mercredi à 17 heures devant le commissariat d’Evry pour protester contre cette nouvelle perquisition violente.