Pour rappel, les Sénateurs ont adopté le 19 janvier , l’amendement en faveur de l’interdiction du port du voile dans les compétitions sportives.

« Nous défendons notre liberté de conscience, notre droit de ne pas avoir à choisir entre notre passion et nos convictions religieuses. Nous ne sommes pas simplement des militantes pro-hijab : nous sommes des militantes sportives et féministes, qui défendent le droit de la femme à disposer de son corps et de s’épanouir dans le sport » déclaraient les « Hijabeuses ».

Les « Hijabeuses » est un collectif de femmes musulmanes portant le voile, défendant le droit de chacune à jouer au football. Menant des campagnes citoyennes, elles luttent pour la tolérance et contre l’injustice et les inégalités dans le milieu du sport. Se dressant depuis plusieurs mois contre la Fédération française de football (FFF), qui leur interdit de jouer voilées en compétitions, elles se battent aujourd’hui contre l’amendement adopté par le Sénat.

Réunies devant le Sénat ce mercredi 26 janvier, pour une partie de football, les femmes de ce collectif ont montré leur ténacité et leur détermination à poursuivre la pratique du football en dépit du nouveau règlement interdisant le port du voile aux femmes dans toutes les compétitions sportives. Dans l’enceinte du jardin du Luxembourg, elles ont échangé quelques balles, pour obtenir la suppression de cet amendement, avant d’être évacuées par les forces de l’ordre.

« Nous, femmes, musulmanes, portant le voile, avons été sciemment exclues du décor. Nous voulons jouer librement » a scandé une joueuse. C’est au nom de la liberté, un principe républicain fondamental, qu’elles se sont réunies pour dénoncer l’islamophobie grandissante au sein des institutions étatiques et dans le milieu du sport. Elles revendiquent le droit de jouer au football tout en portant le voile, et ne font en aucun cas l’apologie du hijab. Passionnées par le football, elles ne demandent qu’à poursuivre la pratique de leur sport.

Depuis plus d’un an, la gouvernement a instauré un climat islamophobe, propice à l propagation de la xénophobie et du racisme et à l’accentuation des discriminations. Alors que la campagne présidentielle a catapulté le « problème musulman » sur le devant de la scène médiatique, la communauté musulmane subit de plein fouet l’islamophobie et le racisme d’État. Au nom des principes républicains, l’État bafoue les libertés et droits fondamentaux des citoyens français de confession musulmane.

Le président centriste se rapproche de plus en plus des idéaux de l’extrême-droite, à l’heure où la tolérance est plus que jamais nécessaire. Le culte musulman est devenu le bouc-émissaire de cette France autrefois humanitaire et humaniste. Pis encore, les mesures adoptées contre les musulmans connaissent une escalade, qu’il est difficile de rattraper. La France a basculé dans l’autoritarisme, tout en se leurrant aujourd’hui encore, avec son image de patrie des droits de l’Homme.