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Société

Les dangereuses conditions de vie des exilés à la frontière franco-italienne

L’ONG Médecins du monde a demandé mercredi que « cesse la mise en danger des exilés en milieu montagnard » à la frontière franco-italienne, après une mission dans la zone montagneuse par où passent de nombreux migrants en provenance d’Italie.

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L’ONG explique dans un communiqué y avoir mis en place au mois de mai « une unité mobile » pour proposer une assistance sanitaire aux migrants rencontrés, dans un contexte de « durcissement des politiques migratoires et des contrôles aux frontières » qui « force les personnes exilées à prendre davantage de risques pendant la traversée de la frontière » franco-italienne.

L’ONG rappelle qu’un Togolais est mort d’hypothermie le 6 février au bord de la route descendant du col de Montgenèvre, dans les Alpes françaises.

Médecins du monde indique que 17 des 28 personnes prises en charge, à l’occasion de 15 sorties de l’unité, « présentaient au moins un symptôme clinique avec plainte », dont « 10 nécessitaient une prise en charge médicale spécifique, dont 5 avec des signes visibles de détresse ».

L’ONG relate « des contrôles policiers systématiques, des vérifications d’identité et une amende sur le véhicule de mission ».

Elle insiste sur le fait que « toute personne en errance en milieu montagnard, sans connaissance géographique ni technique du terrain et sans équipement adéquat, se trouve en danger et doit être secourue et mise à l’abri quelle que soit sa situation administrative », au nom des droits fondamentaux de l’être humain.

Dans le même communiqué, Médecins du monde demande avec l’association française Tous migrants à ce que « cesse la mise en danger des exilés en milieu montagnard et que soient respectés par l’Etat, le droit à la santé et le devoir d’assistance à personne en danger ».

Ils estiment qu’une « traque, qu’elle soit policière ou effectuée par des groupuscules suprémacistes, en milieu montagnard » est une mise en danger d’êtres humains.

Une allusion au procès qui s’ouvre jeudi dans la ville française de Gap (sud-est). Le groupuscule d’extrême droite Génération identitaire et ses dirigeants sont jugés pour leurs actions du printemps 2018, au cours desquelles ils s’étaient déployés dans la région pour une prétendue « mission de surveillance » des migrants.

Ils sont poursuivis pour avoir, par leur accoutrement et jargon, « tenté de créer dans l’esprit du public une confusion avec l’exercice d’une fonction publique ».

L’association Tous migrants aurait voulu voir retenir d’autres infractions, comme la mise en danger de la vie d’autrui, mais cela n’a pas été possible.

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