M. Saïed succède au chef de l’Etat par intérim Mohamed Ennaceur, nommé pour 90 jours après le décès en juillet du premier président élu démocratiquement au suffrage universel en Tunisie, Béji Caïd Essebsi.

Lors de son discours devant l’Assemblée des représentants du peuple, le tout nouveau président a donné les orientations de son quinquennat. Parmi les objectifs qu’il s’est donné, Kaïs Saïed a indiqué vouloir lutter contre la corruption, s’occuper « des pauvres et des misérables » mais également apporter son aide à la Palestine qui a vécu « un siècle d’injustice ».

Lors du débat présidentielle d’entre-deux tours, le candidat Kaïs Saïed avait évoqué la question de la normalisation avec Israël. « Normalisation avec qui ?, avait-il demandé. Le mot normalisation est faux. C’est une traitrise. Celui qui fait avec l’entité sioniste doit être jugé pour haute trahison », avait-il conclu en rappelant que la Tunisie est, avec Israël, « en situation de guerre ».