Le mouvement populaire Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) s’est imposé depuis sa création comme le point de ralliement de la solidarité internationale avec la cause palestinienne. À Boston ce lundi 20 décembre, il a réussi à forcer la fermeture du magasin PUMA.

Le BDS s’est érigé comme fervent soutien de la cause palestinienne, depuis les quinze dernières années, face à l’inaction des politiques, de part et d’autre du monde. Le mouvement citoyen a montré plus d’efficacité dans la lutte contre l’apartheid israélien, et ses conséquences désastreuses sur le peuple palestinien.

La dernière campagne en date du mouvement BDS remonte à la manifestation organisée à Boston, le lundi 20 décembre, devant les bureaux de PUMA. La marque sportive avait officiellement ouvert son nouveau siège social nord-américain à Assembly Row, au Massachusetts, réunissant les employés de ses anciens bureaux de Boston et Westford. Sponsor de l’Association israélienne de Football, qui inclut des clubs des colonies israéliennes illégales construites sur les terres palestiniennes volées, elle est depuis quelques mois la cible du BDS. En effet, une campagne #BoycottPuma est apparu sur les réseaux sociaux, pour appeler les entreprises à cesser de soutenir l’apartheid israélien.

Cette mobilisation à Boston a connu un franc succès, avec la fermeture forcée du magasin de l’équipementier sportif. Avec des slogans comme « Sponsoriser l’apartheid israélien, c’est mauvais pour les affaires », les manifestants ont réussi à imposer leur volonté.

Ces dernières semaines, plusieurs soutiens au sort des Palestiniens ont émergé sur la scène sportive, intellectuelle et citoyenne. Sally Rooney, la romancière irlandaise, auteure de trois best-sellers a en octobre dernier, crée l’événement en refusant de voir son dernier roman traduit en hébreu. Récemment, au cours de la Coupe arabe des Nations, les joueurs de l’équipe algérienne de football, ont dédié leur trophée au peuple palestinien, brandissant fièrement le drapeau palestinien.

BDS, quelle légitimité ?

La légitimité de ce mouvement, devenu planétaire, est fondée sur les principes du droit international. Ce dernier définit clairement la colonisation israélienne comme étant purement illégale. La 4e Convention de Genève interdit à tout puissance occupante de déplacer sa population en territoire occupé. Le caractère illégal a d’ailleurs été rappelé par une résolution du Conseil de sécurité onusien, datant du 23 décembre 2016.

De plus, le bien-fondé de ce mouvement réside sur son aspect citoyen. Ceux sont des citoyens, issus de divers horizons et origines, qui militent pour une cause juste, celle des droits de l’Homme. Outre l’aspect politique de ce qui est appelé conflit israélo-palestinien, cette cause est transcendante. Là où les politiques ont échoué, le BDS entend réussir, en poussant les États et gouvernements à mettre fin à leur complicité avec l’État d’Israël. En poussant Israël à cesser la colonisation et la spoliation des biens du peuple palestinien.