Les discours populistes, autrefois apanage de l’extrême-droite, caractérisent aujourd’hui le quinquennat d’Emmanuel Macron. Affirmant défendre les intérêts du « peuple » français, la présidence Macron aura marqué l’histoire par la montée du racisme et des discriminations, mais surtout l’islamophobie et la xénophobie.

Le Larousse définit le populisme comme une « attitude politique consistant à se réclamer du peuple, de ses aspirations profondes, de sa défense contre les divers torts qui lui sont faits ». Une définition dans laquelle jusque-là, la quasi-totalité des acteurs politiques peuvent se retrouver. Mais l’histoire politique française a montré, que le populisme est la marque de fabrique des extrêmes, à droite comme à gauche. Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, ont dominé la scène politique française, en tant que populistes.

Le concept de populisme, devenu polémique, invoque la substance du peuple excluant ceux dont les intérêts ou la culture sont supposés en être trop éloignés. En effet, il suppose une homogénéité du peuple. Si l’on se réfère aux discours de Marine Le Pen, il est clair que sa politique marginalise de facto les musulmans, les étrangers et même les européens, pour se focaliser sur les Français natifs, « de souche ».

Emmanuel Macron, lorsqu’il accède à la présidence en 2017, incarne un nouveau mélange de social-démocratie libérale et de conservatisme libéral. Il abolit l’impôt sur la fortune et tente de créer des syndicats plus consensuels. Sa stratégie politique a détruit sa réputation tant à gauche qu’à droite de l’échiquier politique. Il a œuvré dans cette voie dite populiste, en instaurant une islamophobie d’État, fondée sur la marginalisation des musulmans et l’alimentation du racisme antimusulman. Il a ainsi exclu une grande frange de la population à savoir les musulmans de France, qui représentent la plus grande population musulmane d’Europe.

Le « séparatisme » au cœur de la machine macroniste

De nombreux Français, à l’instar du clan Le Pen ou encore du polémiste Éric Zemmour, pensent que les valeurs islamiques sont incompatibles avec les valeurs françaises fondamentales, notamment la laïcité. Cette dernière repose sur le fait que la religion doit être tenue à l’écart de la vie publique et culturelle.

Sur la base des valeurs républicaines, Emmanuel Macron a déclaré la guerre aux dérives de l’islam, à savoir, selon lui, le séparatisme religieux, la radicalisation et l’extrémisme. L’adoption de la loi sur le séparatisme, appliquée à la seule religion musulmane, les fermetures des mosquées, le gel des avoirs des lieux de culte musulmans ou encore la restructuration de l’islam de France à l’image de la République, reflètent la portée populiste de la stratégie politique de l’exécutif mais surtout témoignent de la position du président de la République. Ces actes forts, soulignent l’incompatibilité de l’islam avec les fondements républicains français et inscrivent de facto Emmanuel Macron dans la trajectoire populiste, dont il renie l’existence.

En réalité, l’acharnement politique et la marginalisation des musulmans découlent de l’effort systématique de surveillance et de sanction, déployé par l’État. La dimension sociale de ce dispositif, qualifié de sécuritaire, est oubliée. Elle a renforcé l’islamophobie, le racisme antimusulman et les discriminations, déjà bien ancrées dans la société française.

Longtemps qualifié comme le président des riches, Emmanuel Macron est à la tête d’une machine raciste et xénophobe. La vendetta contre les musulmans de France et le traitement des personnes migrantes en situation irrégulière, montrent comment la France a troqué son humanisme et son idéalisme pour devenir un épicentre du racisme, de l’islamophobie et de la xénophobie en Europe.