Vers 10H30 à Paris, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars valait 68,63 dollars à Londres, en hausse de 3,59% par rapport à la clôture de jeudi.

A New York, le baril américain de WTI pour février gagnait 3,53% à 63,34 dollars.

Les prix du pétrole ont bondi de plus de 4% peu après l’annonce dans la nuit de la mort du général et émissaire Qassem Soleimani en Irak, le WTI atteignant même 63,84 dollars, un niveau plus vu depuis mai.

Qassem Soleimani et un dirigeant pro-iranien ont été tués tôt vendredi dans un raid américain à Bagdad, trois jours après une attaque inédite contre l’ambassade américaine.

Ce raid de l’armée américain suscitait les appels à la « vengeance » de l’Iran et attisait les craintes d’un conflit ouvert entre Washington et Téhéran.

« Les tensions dans la région ont fait bondir le pétrole », confirmait dans une note David Madden, analyste chez CMC Markets à Londres, tandis que les analystes de JBC Energy ont souligné « qu’une nouvelle escalade reste une possibilité ».

Le marché pétrolier avait jusqu’à présent peu réagi à la situation irakienne, des analystes estimant alors que l’offre de pétrole n’était pas encore menacée.

« Si vous en voulez plus, vous en aurez plus », a cependant menacé l’influent sénateur républicain Lindsey Graham, proche allié de M. Trump.

Ce bond des prix du pétrole intervient en outre dans un contexte où les cours ont récemment été portés par « les baisses de production de l’Opep+ » décidée en décembre, par « des données macroéconomiques solides aux Etats-Unis » et par l’apaisement des tensions sino-américaines, susceptibles de « soutenir la demande de pétrole à moyen terme », a relevé Carlo Alberto De Casa, analyste pour ActivTrades.