Hier en 8es de finale de Coupe d’Allemagne des cris racistes ont été proférés à l’encontre du défenseur du Hertha Berlin, Jordan Torunarigha.

« Tolérance zéro. Je n’ai aucune compréhension pour des idiots finis de ce genre », a déclaré le dirigeant du club de Gelsenkirchen, qualifié pour les quarts de finale grâce à sa victoire 3-2, arrachée après prolongation.

« Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour poursuivre les responsables et leur faire subir les conséquences » de leurs actes, a ajouté M. Schneider, qui a présenté des excuses à Torunarigha, un international allemand de moins de 21 ans, né en Allemagne dont le père, un ancien joueur professionnel, est Nigérian.

Le défenseur a été exclu durant la première période des prolongations pour avoir jeté par frustration une caisse de boissons, après un tacle d’Oscar Mascarell.

Mais ses équipiers et son entraîneur Jürgen Klinsmann ont affirmé que le joueur de 22 ans avait été ciblé par des cris racistes avant son renvoi aux vestiaires.

« Il s’est fait insulter », a assuré le technicien allemand, « nous avons dit aux arbitres qu’ils devaient le protéger ».

Le défenseur du Hertha Niklas Stark a lui entendu des « cris de singe » adressés à son coéquipier, et a incité la Fédération allemande de football (DFB) à agir.

Pour l’heure, la DFB n’a pas communiqué au sujet des incidents de mardi.

Plusieurs incidents racistes se sont produits dans différents championnats européens ces derniers mois.

Fin janvier, la Fédération espagnole de football a ainsi ouvert une enquête après les insultes racistes proférées à l’encontre de l’attaquant de l’Athletic Bilbao Inaki Williams lors d’un match de championnat d’Espagne.

Une quinzaine de jours plus tôt, c’est le jeune milieu de terrain français Abou Ba, prêté par Nantes à l’Aris Salonique, qui avait été victime d’insultes racistes lors d’un match du Championnat grec à Larissa.