Depuis le début de sa campagne, le candidat à l’élection présidentielle Anasse Kazib subit un traitement médiatique discriminatoire. Pis encore, il est invisibilisé et effacé des infographies.

La campagne électorale bat son plein. Les candidats s’activent pour décrocher les parrainages requis et voir leur candidature validée par le Conseil constitutionnel. Si l’ensemble des candidats sont connus du grand public, Anasse Kazib, ne connaît pas la même notoriété.

Ce militant syndicaliste, cheminot de profession, se présente à l’élection présidentielle sous l’étiquette du mouvement Révolution Permanente. Découvert en 2018, il se fait davantage connaître par son activisme pendant le mouvement des Gilets Jaunes. Mais son ascension politique est minimisée dans les infographies et sondages sur les parrainages validés par les candidats.

Dans plusieurs émissions télévisées, à l’instar de Touche Pas à Mon Poste (TPMP) ou sur des chaînes comme BFM TV et France Info, le candidat qui a validé 122 parrainages n’apparaît pas sur les infographies. C’est le seul candidat jamais invité pour débattre de son programme.

Face à cette discrimination manifeste, le mouvement Révolution Permanente a lancé une campagne de signalement, pour saisir le Conseil supérieur de l’Audiovisuel.

 

Convocation policière

Ce samedi 19 février, le candidat Anasse Kazib a annoncé sur son compte Twitter, sa stupéfaction, suite à la réception d’une convocation, émanant du commissariat du 5e arrondissement de Paris. Il serait soupçonné d’avoir « commis ou tenté de commettre l’infraction d’une manifestation sur la voie publique ».

Dans ce document, convoquant le candidat le 03 mars prochain, des faits remontant au 09 février dernier lui sont reprochés. À cette date, Anasse Kazib était reçu à la Sorbonne, pour présenter son programme électoral aux étudiants. Faute de place et face à la menace d’un groupuscule d’extrême-droite, un meeting a été improvisé à l’extérieur du bâtiment, place du Panthéon, où près de 300 étudiants étaient présents.

D’après Anasse Kazib « Ce ne sont pas les groupes identitaires qui ont menacé la conférence d’un candidat à la présidentiel qui (l’a) inquiété (…), non, c’est le fait qu’il y ait eu des centaines de personnes qui soient venues en soutien à cette conférence de la Sorbonne » explique-t-il, précisant que le procureur se serait autosaisi pour faire la lumière sur cette rencontre.