Le ministre israélien de l’Intérieur, Aryeh Deri, vient d’informer Salah Hamouri qu’il comptait révoquer son statut permanent en Israël. Convoqué dans un centre d’interrogatoire, l’avocat a reçu une lettre lui indiquant qu’il allait perdre sa carte de résident, le seul document lui permettant de vivre chez lui à Jérusalem.

Déjà incarcéré cinq fois et après huit années de prison, Salah Hamoui risque donc l’expulsion de l’Etat hébreu pour « des faits supposés et jamais prouvés », rappelle le collectif de soutien à l’avocat franco-palestinien.

Accusé de terrorisme et d’appartenance au Front populaire, Salah Hamouri est dans le viseur d’Aryeh Deri qui estime que l’avocat « est une personne qui a passé la majeure partie de sa vie d’adulte à travailler contre l’Etat d’Israël et sa sécurité. Ceci, en plus des activités en cours qui posent un risque réel et quotidien pour la sécurité de tous les résidents du pays. »

Le comité de soutien déplore « une décision politique » et en appelle à la communauté internationale. Le citoyen franco-palestinien est, ajoute le comité, « constamment et systématiquement harcelé » par les forces de l’ordre israélienne.