Réunie vendredi 17 décembre, l’Assemblée générale des Nations-Unies réaffirme la souveraineté du peuple palestinien sur ses ressources naturelles. Cette décision donne le droit au peuple palestinien de contrôler et de gérer ses ressources naturelles, conformément aux dispositions du droit international.

Une étude réalisée par le secrétariat de la CNUCED en 2019, a confirmé la présence de réserves considérables de pétrole et de gaz naturel, dans le sous-sol des Territoires palestinien occupés. Elles sont notamment localisées en Cisjordanie, et le long de la côte méditerranéenne, au large de la bande de Gaza. A cause de l’occupation illégale, il est difficile pour le peuple palestinien de mettre en valeur ces ressources énergétiques, et ainsi d’en tirer profit. Le colon israélien, qui poursuit son occupation entend s’emparer de ces territoires, pour tirer à son avantage les ressources de pétrole et de gaz naturel.

L’adoption par l’Assemblée générale onusienne de ce projet de résolution, en faveur de la Palestine, intervient dans un contexte où les différends politiques ne peuvent être dissociés de la situation socio-économique. Les actions menées par l’État d’Israël dans les territoires palestiniens découlent de sa mauvaise foi certes, mais témoignent surtout de la position privilégiée par le pays : diviser pour mieux régner. En s’accaparant illégalement les terres palestiniennes, Israël veut étendre son territoire un maximum, pour enterrer l’idée même d’une solution, à savoir celle de deux États, dans le respect des frontières de 1967.

Intitulée « souveraineté permanente du peuple palestinien dans les territoires occupés, y compris El Qods-Est, et de la population arabe dans le Golan syrien occupé, sur leurs ressources naturelles », elle a été adoptée par 156 membres, contre 7 refus et 15 abstentions. Cette résolution affirme que la construction par l’entité sioniste du mur de séparation et des colonies de peuplement en Cisjordanie occupée, constituent une violation du droit international et privent le peuple palestinien de ses ressources. L’Assemblée a appelé la puissance occupante à « respecter l’avis consultatif juridique émis par la Cour internationale de justice, lié à l’illégalité de la construction du mur d’apartheid ».

Dans un communiqué, le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Maliki a déclaré « Voter en faveur de cette résolution confirme le droit et la souveraineté du peuple palestinien sur ses ressources naturelles, notamment la terre, l’eau et les ressources énergétiques ». Il a appelé Israël à « cesser d’exploiter les ressources naturelles dans les territoires palestiniens occupés ».

Bien que cette résolution émane de la volonté des États membres de l’Organisation des Nations-Unies, il faut encore qu’elle soit appliquée par Israël. La communauté internationale doit faire pression sur l’État hébreu, et les alliés comme les États-Unis, défendant l’État de droit et la démocratie agir. La cause palestinienne transcende les appartenances religieuses et ethniques dans la mesure où il est question de droits humains et libertés fondamentales, des idéaux autrefois défendus par un grand nombre d’États et érigés en standards internationaux à caractère inaliénable.

Un rapport sur l’application de cette résolution doit être soumis par le Secrétaire général à l’Assemblée, à sa prochaine session. Les avancées réelles seront examinées, y compris l’effet cumulatif de l’exploitation par les autorités israéliennes des ressources naturelles des Palestiniens.