A l’occasion de la Journée internationale des migrants, célébrée le 18 décembre, la campagne Antiracisme et Solidarité a été lancée. Des centaines de personnes ont pris part à la manifestation organisée à Paris et dans d’autres grandes villes, pour dénoncer toutes les formes de racisme et réclamer la régularisation des personnes sans-papiers.

Un appel unitaire a été lancé par plus de 200 organisations locales et nationales ainsi que 800 signataires, pour une riposte solidaire aux politiques et discours racistes et sécuritaires. Sur tout le territoire, les manifestations du 18 décembre ont rassemblé des centaines de personnes, venus contrer les propos haineux, xénophobes et racistes qui se répandent durant la campagne présidentielle.

Le cortège des manifestants à Paris, parti de la place Clichy à destination du quartier Stalingrad arborait une banderole avec le slogan suivant « D’où que l’on vienne, où que l’on soit né, notre pays s’appelle solidarité ». Plusieurs dizaines d’organisations, associations et syndicats se sont mêlées aux manifestants. Des collectifs de sans-papiers étaient également présents.

« On est là parce qu’on aime ce pays. On veut participer à. Sa construction et son économie. Mais des racistes essayent de créer un conflit entre les citoyens français et nous » a expliqué Ahamada Siby, porte-parole du collectif des sans-papiers de Montreuil. En effet, ces dernières semaines, l’Hexagone a observé une recrudescence des discours haineux et xénophobes, encouragés par l’extrême-droite et ses partisans comme Éric Zemmour. Le racisme est devenu omniprésent dans une société fondée sur l’égalité et la fraternité, sans distinctions aucunes, d’origine raciale, ethnique ou religieuse.

En prenant part à cette mobilisation de grande ampleur, les citoyens français sont venus dénoncer les dérives du régime, tâché par le racisme, sous toutes ses formes. La campagne Antiracisme et Solidarité, un mouvement citoyen a lancé un appel pour dénoncer « toutes les formes de racisme dont l’islamophobie, l’antisémitisme, l’anti-tziganisme, la négrophobie et le racisme anti-asiatique ».

« La situation des sans-papiers empire mais c’est tout le climat politique qui tourne autour des propositions Zemmour. On est à un point de bascule. On veut montrer qu’une alternative existe et que le sursaut doit venir de la société civile » avait insisté Denis Godard, un responsable de la Marche des solidarités.

Alors que la campagne présidentielle tourne autour de la question migratoire et de l’identité française, la société civile se veut comme dernier rempart, face à la dérive des politiques. Nombreux sont les manifestants, de tous les âges et horizons, qui sont venus rappeler à leur pays que la France est le berceau des droits de l’Homme. Un héritage qu’elle tend à oublier aujourd’hui.