« La déclaration de Macron sur son intention de bâtir +un islam des Lumières+ est irrespectueuse envers les musulmans et constitue une provocation », a affirmé sur Twitter Omer Celik, le porte-parole de l’AKP, le parti islamo-conservateur au pouvoir.

« Le point de vue de Macron ne peut servir qu’à fournir des munitions idéologiques à des organisations terroristes comme Daech (le groupe Etat islamique) », a-t-il ajouté.

Le porte-parole de l’AKP a comparé M. Macron à « des partisans de l’extrême droite qui attaquent les valeurs de l’Europe » et lui a reproché un « fanatisme idéologique ».

Ibrahim Kalin, porte-parole du président Recep Tayyip Erdogan, a de son côté jugé, également sur Twitter, « irrationnel de faire des musulmans et de l’islam un bouc émissaire à cause des  erreurs et échecs de la République française ».

Le président Emmanuel Macron a présenté vendredi son plan d’action contre le « séparatisme islamiste » à l’oeuvre selon lui en France, annonçant plusieurs mesures, particulièrement dans le domaine de l’éducation.

Un projet de loi comprenant ces différentes mesures sera présenté le 9 décembre et visera à renforcer la laïcité et à consolider les principes républicains.

Le projet comporte plusieurs points susceptibles de provoquer des tensions avec la Turquie, comme le contrôle renforcé des financements des mosquées, l’interdiction de la formation des imams à l’étranger et la fin de l’enseignement de la langue et de la culture d’origine à l’école.

Dimanche, la diplomatie turque avait estimé que « de telles mesures ne feraient qu’exacerber la xénophobie ».