C’est au tour de la Tunisie de censurer le film américain, dans lequel l’actrice israélienne, Gal Gadot joue le rôle principal. Le retrait des salles tunisiennes de cinémas intervient en soutien à la cause palestinienne.

« Mort sur le Nil » est le film adapté du roman du même non d’Agatha Christie. Ce long métrage, projeté dans les cinémas depuis le 09 février a provoqué une vague de contestations. Plusieurs protestations, en faveur de la cause palestinienne, ont éclaté en Tunisie, poussant le ministère tunisien de la Culture à déprogrammer cette production.

Cette décision intervient après de précédentes interdictions au Koweït et au Liban. Ce long-métrage de Kenneth Branagh, voit Gal Gadot, l’héroïne de Wonder Woman, jouer le premier rôle. C’est la principale raison de la montée de la contestation. En effet, l’actrice israélienne, a défendu en 2014 une offensive israélienne meurtrière contre la Bande de Gaza.

« L’actrice principale du film est une Israélienne qui a été entraînée au sein de l’armée sioniste et qui soutient la colonisation des territoires palestiniens » a affirmé Kaouther Saida Chebbi, l’une des meneuses de la campagne de boycott. Selon elle, un rassemblement était initialement prévu devant une grande salle de cinéma à Tunis ce mercredi 23 février. Mais l’annonce du ministère a entraîné son annulation.

Ce n’est pas la première fois que l’actrice israélienne est censurée. C’était déjà le cas pour le film Wonder Woman en 2017. Le DC Comics avait été interdit en Tunisie. En effet, la Tunisie a toujours été un fervent soutien à la cause palestinienne. Elle a toujours affiché une position hostile à l’État hébreux, refusant toute normalisation des relations.

 

La colonisation illégale israélienne sur les terres palestiniennes n’est pas seulement une réalité politique. Le colon hébreu tente par tous les moyens et dans tous les domaines, d’annihiler l’existence même de la Palestine. En réalité, cette occupation passe par une politique d’influence économique et culturelle, visant à imposer la tradition juive.

Depuis des décennies, sous le regard complice des États occidentaux et de certains États du monde arabe, Israël poursuit ses exactions en toute impunité. Pour faire face aux ambitions impérialistes israéliennes, les soutiens historiques de la Palestine multiplient les actions de boycott. Cette campagne visant la production cinématographique n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Elle constitue une réponse aux violations permanentes des droits et libertés des Palestiniens.