Ce jeudi 6 mai, le Conseil d’Etat a refusé la demande de dérogation demandée par la mosquée de Paris pour que les fidèles puissent participer à la Nuit du Destin.

En plein ramadan, la nuit du 27e jour est sans aucun doute l’un des événements les plus marquants de l’année. La Nuit du Destin est, pour les musulmans, un moment de recueillement et de spiritualité. Cette année, elle a été fixée dans la nuit du 8 au 9 mai. Mais mesures sanitaires obligent, très peu de lieux de culte pourront recevoir des fidèles, voire aucun. Car la Grande mosquée de Paris indique comment elle a demandé « l’ouverture exceptionnelle des mosquées pour la Nuit du Destin ».

Mais le Conseil d’Etat vient de refuser cette demande. Dans un communiqué, la Grande mosquée de Paris estime que la pandémie « est entrée dans une phase de recul » et que, alors que les terrasses vont rouvrir le 19 mai prochain, « il semblait (…) qu’une dérogation était envisageable ». Le lieux de culte demandait « un aménagement du couvre-feu de quelques heures », de 21 heures à 2 heures du matin.

Chems-eddine Hafiz, recteur de la GMP, a donc engagé une procédure en référé auprès du Conseil d’Etat. La mesure aurait concerné environ 200 000 fidèles, selon les estimations de la mosquée parisienne.


Mais ce jeudi, le Conseil d’Etat a décidé de refuser l’ouverture exceptionnelle des mosquées pour cette Nuit du Destin. La Grande mosquée de Paris en « appelle désormais au respect de cette décision » par tous les fidèles.