La mosquée En-Nour a été forcée et cambriolée la nuit dernière. Le recteur demande plus de sécurité et s’étonne que les dirigeants politiques ne lui apportent aucun soutien.

Dans la nuit de dimanche à lundi, un individu a tenté de pénétrer dans la mosquée En-Nour de Nice. Il a forcé l’entrée du lieu de culte et a cassé des écrans, avant de dérober du matériel. « Nous avons constaté les dégâts à 4h30 à l’heure de la prière de l’aube », indiquent les dirigeants de la mosquée, qui ont alors rapidement porté plainte.

Le recteur, Mahmoud Benzamia, est ressorti du commissariat choqué. D’autant qu’il n’a reçu aucun soutien politique, sans que l’on sache s’il s’agissait d’un acte malveillant de la part d’un voleur ou d’un acte islamophobe.

Finalement, un homme a été interpellé. « C’est une personne qui était déjà passée jeudi soir déposer une statuette en porcelaine nounours. Je l’ai signalé à la préfecture », affirme le recteur qui confirme que l’homme est repassé dimanche soir. « Il a cassé la porte de secours et a saccagé la mosquée, cassé tous les écrans, le réseau informatique, il a pris des robes de prière et des tablettes tactiles », poursuit le recteur.

Au-delà de cet acte, le recteur s’étonne du silence de la mairie de Nice. « Nos lieux de culte demandent beaucoup de sécurité ! Il faut que cela cesse », peste-t-il. Même en off, aucun dirigeant politique ne lui a fait part de son soutien.

Depuis plusieurs années, le lieu de culte est visé par Christian Estrosi. Le maire de Nice a toujours estimé que ce lieu était illégal et avait crié à qui veut l’entendre qu’il était financé par l’Arabie saoudite. Pendant plusieurs années, le maire de Nice a déposé des recours pour tenter de faire annuler l’installation de la mosquée et installer, à sa place, une crèche. La préfecture avait fini par rejeter la demande d’expropriation de la mosquée En-Nour.