Visée par une procédure de fermeture depuis le 12 janvier dernier, la mosquée de Cannes va pouvoir poursuivre ses activités. Le ministre de l’Intérieur a annoncé la suppression de la procédure ce mardi 15 mars.

Accusée de tenir des « propos antisémites », la mosquée Al-Madina-Al-Mounawara à Cannes était dans le viseur du ministre de l’Intérieur. En janvier dernier, Gérald Darmanin avait annoncé la fermeture administrative de cette structure. Jugée trop proche du Collectif contre l’islamophobie en France ou encore BarakaCity, tous les deux dissous, elle avait fait l’objet d’une enquête.

Mais ce mardi 15 mars, la donne a changé. La procédure est abandonnée par la préfecture des Alpes-Maritimes. « La décision qui a été prise la semaine dernière par le ministère de l’Intérieur est de ne pas prendre de mesure de fermeture administrative, à la lumière des éléments fournis par les nouveaux responsables de la mosquée » a précisé l’instance administrative.

Pour le recteur de la mosquée, Ahmed Guessoum, cette décision traduit « de la sagesse et de la justice ». Celui-ci avait transmis des informations à la préfecture, démontrant le respect des valeurs républicaines. L’association gestionnaire de la mosquée « a montré qu’elle avait totalement coupé les ponts avec le précédent recteur et repris la gestion de la page Facebook de la mosquée. Les garanties apportées ont été jugées suffisantes » a souligné la préfecture.

Quid des autres lieux de culte musulman ?

Cette mosquée à Cannes semble avoir échappé à une décision injuste et arbitraire. Pourtant, ce n’est pas le cas de nombreux établissements et lieux de culte musulmans. Les enquêtes menées par les services préfectoraux débouchent très souvent sur des fermetures administratives voire définitives. En d’autres termes, la tendance est à la fermeture et à l’application de mesure islamophobes par les autorités publiques.

Tout récemment, la mosquée Al-Farouk à Pessac, près de Bordeaux a subi une fermeture de 6 mois. L’arrêté préfectoral a été pris par la préfète Fabienne Buccio, ce lundi 14 mars. Les structures comme les mosquées, les associations ou encore les écoles gérées par la communauté musulmane sont dans le collimateur du ministère de l’Intérieur. Depuis l’assassinat de Samuel Paty, l’islamophobie est privilégiée, pour lutter contre les dérives religieuses. En réalité, cet acharnement politique ne fait qu’alimenter, d’une part l’islamisme, et d’autre part, la marginalisation volontaire des musulmans de France.

 

 

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