La Finlande étudie un projet de loi, introduit par la députée Veronika Honkasalo, visant à interdire l’importation de marchandises issues de territoires illégalement occupés. Le pays s’oppose à toute violation du droit international, et par extension, au colonialisme d’Israël. 

La Finlande, en tant qu’Etat, s’est construite sur le respect des droits fondamentaux de toute personne, sans distinction, aucune. Fervente défenseur des droits de l’Homme et du droit international, sur son territoire, comme ailleurs, elle entame un tournant historique sur la scène internationale avec ce projet de loi. C’est le deuxième pays, après l’Irlande, où une telle législation sera débattue au Parlement.

L’introduction de la proposition de loi interdisant le commerce avec les colonies illégales, comme la Cisjordanie, témoigne d’une prise de conscience profonde, et d’une volonté d’agir, pour le respect des droits humains. Le pays soutient depuis toujours, le droit ​à l’autodétermination du peuple palestinien.

Pour la députée Veronika Honkasalo, cette loi va permettre de responsabiliser les entreprises mais aussi les consommateurs. « De toute évidence, les lois qui interdisent de telles importations aident les entreprises et les consommateurs à agir de manière responsable. Les Palestiniens souffrent de la plus longue occupation de l’histoire moderne et de violations des droits humains et de politiques qui violent systématiquement le droit international. Nous devons cesser de soutenir les colonies illégales d’Israël » a-t-elle déclaré.

Le projet de loi est soutenu en Finlande par les organisations de la société civile et de nombreux citoyens, qui voient là, une application du droit international et des engagements pris par le pays, notamment à travers la signature de conventions et traités internationaux. Plusieurs responsables associatifs finlandais se sont réjouis de la présentation de ce texte de loi par la députée, qui répond ​à un devoir général. 

Cette initiative est saluée par la campagne européenne #StopSettlements, qui lance un appel aux élus européens, à suivre l’exemple de la Finlande, en se conformant à leurs obligations légales en vertu du droit international. Mettre fin à la complicité européenne avec les activités de colonisation illégales en Palestine, est un devoir pour les Etats membres de l’Union européenne. En effet, l’organisation européenne prône le respect du droit international, et des droits de l’Homme, mais ne s’y engage pas. L’Union européenne doit prendre en main ses responsabilités, au lieu de détourner le regard.