Alors qu’est sortie la cinquième saison de « La Casa de Papel », les internautes appellent au boycott de la série après des propos pro-Israël des comédiens.

La cinquième saison de la série espagnole « La Casa de Papel » fait polémique. La faute à un voyage controversé des comédiens de la série en Israël. Interrogés à l’aube de la sortie des derniers épisodes sur Netflix, la chaîne israélienne Channel 12 a invité les acteurs à s’exprimer. S’il a largement été question du scénario, les comédiens se sont également prêtés à un jeu pernicieux : faire la promotion de l’Etat hébreu.

Darko Perić, alias Helsinki dans la série, a vécu son voyage en Israël comme « une expérience merveilleuse ». Avant de totalement laver l’image de l’Etat colonisateur en faisant la promotion des forces de l’ordre locales : « Lorsque les gens se rendent en Israël, ils parlent toujours des strictes mesures de sécurité et policières, mais quand je suis arrivé, même les policiers ont voulu se prendre en photo avec moi. C’était super ! », a-t-il indiqué.

Autre acteur de la série à promouvoir l’Etat hébreu : Hovik Keuchkerian, alias Bogota dans « La Casa de Papel », qui n’a pas hésité à être dithyrambique à propos de la série « Fauda », à la gloire de l’armée d’occupation et qui donne une bien terne image de la Palestine.

Il n’en fallait pas moins aux internautes pour lancer un appel au boycott de la série de Netflix. Car, l’air de rien, ces déclarations sur Israël ressemblent à un soutien inconditionnel à l’occupation israélienne. Sous couvert de promotion, les acteurs ont encensé l’Etat hébreu et totalement occulté l’occupation de la Palestine.

La sortie des acteurs de « La Casa de Papel » n’est pas sans rappeler l’interview d’Omar Sy à la chaîne franco-israélienne i24. Celui qui joue dans « Lupin » avait été interrogé sur le conflit israélo-palestinien. Il avait alors répondu : « Comme tout le monde, je suis toute l’actualité. C’est toujours très difficile de se positionner. Le truc que je trouve dommageable c’est qu’on n’a pas toutes les infos. C’est aussi une question d’appartenance. Le vivre là-bas et ici commenté, est une chose totalement différente. Le fait que des fois ça se déplace en France, je trouve ça un petit peu dangereux ».

Peut-on aujourd’hui, dans le pays qui se définit comme la plus grande démocratie du Moyen-Orient, parler de la Palestine sans être interdit d’antenne ? Pour le bien de leur promotion, les acteurs semblent désormais obligés de se positionner pour Israël et d’occulter l’occupation. Ce qui donne, finalement, du crédit, volontaire ou involontaire, à la campagne de dédiabolisation d’Israël.