Le maire de Béziers, Robert Ménard, a indiqué qu'il refuserait toute prochaine ouverture d'un restaurant kebab dans sa ville.

Robert Ménard a indiqué, dans un reportage de l’émission « Envoyé Spécial » qu’il voulait mettre un terme au développement des restaurants proposant du kebab dans sa ville.

Une décision qui a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux, avant que le maire de Béziers ne réagisse, écrivant sur Twitter : « J’assume, je ne veux pas que Béziers devienne la capitale du kebab. Ces commerces n’ont rien à voir avec notre culture. » Pour le dirigeant politique, les restaurants à kebab sont déjà « une vingtaine » dans le centre-ville, et ils sont bien loin de « notre tradition judéo-chrétienne. »

Le kebab inventé… en Allemagne

Sur les réseaux, les internautes ont réagi, souvent avec humour, à la décision de Robert Ménard, lui indiquant régulièrement que le kebab avait été inventé… en Allemagne. C’est en effet à Berlin qu’est née l’idée de ce sandwich. Surtout, les utilisateurs de Facebook et de Twitter se demandent s’il en sera de même avec les restaurants asiatiques, les fast-foods américains ou même les pizzérias italiennes. Quant à eux, les Décodeurs du Monde ont voulu savoir si le kebab était une vraie menace à Béziers…

Résultat de leur enquête : les restaurants traditionnels proposant de la gastronomie française sont 80, quand les restaurants marocains, libanais, pakistanais et turcs ne sont, tous regroupés, que 5. Et même si l’on ajoute les vingt restaurants dont parle Robert Ménard, qui ne sont pas forcément comptabilisés dans cet article, ils représentent une minorité par rapport aux 127 restaurants de la ville, qui compte tout de même un établissement breton, cinq pizzéria et quatre restaurants japonais. Encore une fois, l’extrême droite pointe du doigt un faux problème et attise la peur…

Robert Ménard et le « grand remplacement culinaire » à Béziers (ici)

Yassine Bannani

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