Je suis avocat algérien et je bénéficie, à ce titre, du bénéfice et de la protection de la convention franco-algérienne du 28 août 1962 qui autorise les avocats algériens à plaider en France dans les mêmes conditions que les avocats français.

J’ai donc plaidé à de nombreuses reprises en France, souvent avec l’accord et l’aval du parquet. A ma grande stupeur, j’ai été placé en garde à vue mercredi 20 septembre pour 48 heures sur une plainte du bâtonnier de paris Frédéric Sicard pour « exercice illégal de la profession d’avocat. »

J’ai été déféré et mis en examen pour avoir exercé illégalement la profession d’avocat lors de ces audiences pourtant autorisées. Malgré les réquisitions du procureur visant à m’interdire d’exercer la profession d’avocat et de conseil en France, les juges d’instruction ont refusé de faire droit à cette demande ubuesque.

Je peux donc toujours exercer occasionnellement mon métier en France. J’ai bien évidemment informé le barreau d’Alger et mon bâtonnier de la manière dont un avocat algérois a été traité durant cette garde à vue humiliante et vexatoire.

Je vous remercie donc, monsieur le bâtonnier Frédéric Sicard pour votre sens de la confraternité…