Lors des Jeux Olympiques de Rio, une judokate saoudienne a feint une blessure au premier tour pour éviter de rencontre une Israélienne.

Lors des Jeux de Rio, une judokate saoudienne a feint une blessure pour éviter une confrontation avec une athlète israélienne. Une blessure qui fait polémique…

En avril dernier, Jean-Guy Greilsamer, membre actif de l’Union juive française pour la paix (UJFP) et militant BDS, indiquait à LeMuslimPost que, outre les pressions économiques envers Israël, « d’autres boycotts » étaient importants. Notamment le boycott sportif. « Il ne s’agit pas de boycotter des individus mais Israël », précisait alors le fondateur de l’UJFP. Le boycott sportif à l’encontre d’Israël existe depuis de nombreuses années. Dans certains pays, comme la Tunisie, les athlètes refusent de rencontrer d’autres sportifs défendant les couleurs de l’Etat sioniste. Mais ce boycott est loin d’être officiel, les sportifs préférant feindre des blessures pour ne pas avoir à concourir face à un Israélien.

Les Libanais refusent de partager leur bus avec les Israéliens

Lors des Jeux Olympiques de Rio, le cas s’est présenté pour une athlète saoudienne. La judokate Joud Fahmy, l’une des quatre femmes envoyées au Brésil par le royaume du Golfe, concourant dans la catégorie des moins de 52 kg, ne s’est pas présentée face à sa concurrente mauricienne. Une victoire l’aurait conduite à rencontrer une Israélienne au tour suivant. Si la fédération saoudienne a assuré avant le match que l’athlète était « blessée », en Israël, on crie à la blessure diplomatique. Les deux pays n’ont officiellement aucune relation diplomatique.

Depuis le début des Jeux, les polémiques liées à Israël n’en finissent plus de faire la une de la presse. Vendredi dernier, des athlètes libanais ont refusé de laisser monter des sportifs israéliens à bord du bus qui devait les emmener à la cérémonie d’ouverture. Le représentant de la fédération libanaise à accusé la délégation israélienne d’être « prête à mélanger la politique et le sport », tandis que le spécialiste israélien de la voile a assuré que le refus des Libanais de partager leur bus était à « l’exact opposé de ce que représente l’Olympisme. »

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