Une première s’agissant de pays de la région n’entretenant pas de liens diplomatiques avec l’Etat hébreu.

Les pays arabes ont historiquement fait du règlement de la question palestinienne la condition d’une normalisation avec Israël.

Cependant, après des décennies d’hostilité, les signes d’un rapprochement entre l’Etat hébreu et certains Etats de la région se sont succédé ces derniers mois.

Ce rapprochement est dû notamment à une inquiétude commune vis-à-vis de l’Iran, accusé de vouloir étendre son influence dans la région et de chercher à se doter de l’arme nucléaire.

Organisée par le ministère israélien des Affaires étrangères, cette visite a pour objectif « de présenter aux journalistes les positions israéliennes sur des questions diplomatiques et géopolitiques ».

La Jordanie participe, ajoute le ministère.

Frontaliers d’Israël, la Jordanie et l’Egypte sont les seuls pays arabes à avoir signé un accord de pays avec l’Etat hébreu.

Les journalistes visiteront le mémorial de la Shoah à Jérusalem, le Parlement israélien et des lieux saints notamment, selon un communiqué du ministère.

Autre signe de détente dans les relations entre des pays arabes et Israël, des journalistes israéliens ont assisté fin juin à la conférence de Bahreïn, où était présenté le volet économique d’un plan américain censé régler le conflit israélo-palestinien. Les Palestiniens ont refusé d’y assister, accusant Washington de parti pris israélien.

Jeudi, le ministre israélien des Affaires étrangères, Israel Katz, a annoncé avoir publiquement rencontré son homologue bahreïni à Washington, une première entre les deux Etats qui n’entretiennent officiellement pas de relations diplomatiques.

Le ministre a également assisté récemment à Abou Dhabi à une conférence de l’ONU sur le changement climatique, au cours de laquelle il a rencontré le secrétaire général de l’organisation, Antonio Guterres, et un « haut responsable des Emirats arabes unis ».

La ministre israélienne de la Culture Miri Regev s’était rendue aux Emirats en octobre.