L’élue britannique Jo Cox, assassinée en pleine campagne du Brexit, devait sortir un rapport sur l’islamophobie, qui touche particulièrement les femmes outre-Manche.

En Angleterre, la députée Jo Cox, assassinée il y a quelques jours, travaillait sur un dossier pour dénoncer l’islamophobie au Royaume-Uni.

Les violences contre les musulmans ont augmenté de 80 % en 2015 au Royaume-Uni. Voilà la conclusion du rapport que devait publier Jo Cox, la députée assassinée outre-Manche. Elle n’aura finalement jamais eu le temps de le sortir… L’élue travaillait en collaboration avec Tell Mama — pour « Measuring Anti-Muslim Attacks » — une organisation qui entend lutter contre l’islamophobie. « Elle nous a rencontrés pour parler de la façon dont les gens pourraient signaler les attaques; en particulier les femmes de sa circonscription », indique Fiyaz Mughal, le fondateur de Tell Mama.

Plus de 1 100 actes islamophobes en 2015

Celui-ci espérait que Jo Cox « mettrait en évidence l’impact (des actes islamophobes) sur les femmes musulmanes, qui sont des cibles particulières. » Car l’islamophobie en territoire britannique vise principalement les musulmanes. « La majorité (des incidents) dans la rue ont été recensés sur les femmes », assure Fiyaz Mughal, qui affirme que la député « allait s’emparer de ce problème. » Car, indique le fondateur de Tell Mama, de nombreux actes islamophobes ne sont pas signalés. Jo Cox avait enregistré une vidéo pour promouvoir les actions de Tell Mama. Elle affirmait notamment que « beaucoup de nos jeunes femmes ne se sentent pas en sécurité quand elles sont dans la rue. »

Yassine Bannani

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