Les bureaux de la Palestine TV, une chaîne de télévision liée à l’Autorité palestinienne, hébergés au sein de la société de production Al-Araz ont été contraints de fermer ainsi qu’une mosquée et un bureau rattaché au ministère de l’Education palestinien à Jérusalem.

Le directeur de ce bureau et celui de la société Al-Araz à Jérusalem ont également été arrêtés et la correspondante de Palestine TV a été interrogée, a appris l’AFP de sources concordantes. Selon ces sources, le directeur de la société Al-Araz à Jérusalem a depuis été relâché.

Israël considère Jérusalem dans son intégralité comme sa capitale, une décision non reconnue par la communauté internationale. Les Palestiniens eux espèrent faire de Jérusalem-Est, partie de la ville occupée et annexée par Israël, la capitale du futur Etat auquel ils aspirent.

« Je continuerai à mener une politique ferme contre toute tentative de l’Autorité palestinienne de violer notre souveraineté dans la capitale », a déclaré le ministre israélien de la Sécurité intérieure Gilad Erdan pour justifier cette mesure.

Selon lui, la chaîne Palestine TV « diffuse un contenu anti-israélien et antisioniste » où « l’Etat d’Israël est parfois décrit comme responsable de crimes de guerre et de nettoyage ethnique ».

Cette décision a aussitôt été décriée par des responsables palestiniens. « Il s’agit de la poursuite de la campagne du gouvernement israélien contre tout ce qui est palestinien dans Jérusalem occupée », a tancé Hanane Achraoui, haute responsable de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP).

Pour le Centre palestinien pour le développement et la liberté de la presse (MADA), une ONG basée à Ramallah en Cisjordanie occupée, la fermeture du bureau de Palestine TV fait partie « des efforts d’Israël pour faire taire les médias et empêcher la diffusion de la version palestinienne, à travers une séries de répression contre les médias et les journalistes ».