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Israël : condamnée à la prison pour avoir refusé de servir dans l’armée

Une jeune Israélienne a refusé d’intégrer l’armée israélienne et a écopé de dix jours de prison. Elle veut éveiller les consciences et n’est pas la seule.

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Hadas Tal est contre l’occupation israélienne dans les territoires palestiniens. Problème : comme toute Israélienne, elle a été appelée par l’armée pour effectuer son service militaire de vingt-quatre mois. Dans l’Etat hébreu, le service est en effet obligatoire pour les femmes non mariées. Sauf que Hadas Tal a refusée d’être enrôlée. Les conséquences ne sont pas infimes : la jeune femme a été condamnée par un conseil disciplinaire de l’armée à dix jours de prison militaire. Cette sentence, Hadas Tal l’attendait : « Il est important de ne pas laisser ce système continuer sans résistance, explique la jeune Israélienne. Les déserteurs qui se trouvaient en prison avant moi n’ont pas mis fin à l’occupation, mais il y a une grande symbolique à nos actes. »

Avant elle, en début d’année, une autre jeune Israélienne qui avait refusé d’intégrer l’armée d’occupation avait effectué 115 jours de prison. Tamar Ze’evi avait, à l’époque, dénoncé une « politique d’occupation militaire à l’égard des Palestiniens. » Elle avait finalement était reconnue objectrice de conscience générale. De son côté, Hadas Tal, se définit également ainsi. « Nous, objecteurs de conscience, comprenons que pour notre sécurité et celle des générations futures, nous devrons cesser alimentant le cercle de la violence dans laquelle nous sommes nés, explique-t-elle. Pour arrêter la violence, il faut commencer par dire non à la violence, non aux bains de sang, non au cercle de la violence qui contrôle notre vie. »

Tout comme Tair Kaminer, elles sont loin d’être des cas isolés. Le collectif Breaking The Silence s’est déjà constitué autour de vétérans de l’armée israélienne pour dénoncer l’occupation des territoires palestiniens et des exactions qui y sont commises. En 2014,  43 membres du renseignement avaient refusé d’y « servir » et même l’élite de l’armée israélienne, à savoir les pilotes de chasse , en avaient fait autant après la deuxième Intifada. 

S’ajoutent à ces refus de participer à l’occupation des  territoires palestiniens, les récurrentes accusations de discrimination raciale de juifs originaires des pays arabes et le harcèlement sexuel. Néanmoins, l’armée joue un rôle central dans la société israélienne. L’opinion israélienne s’est profondément ancrée à droite et le gouvernement d’extrême droite dirigé par Benjamin Netanyahu saura utiliser l’opinion pour étouffer ces initiatives.  Mais avec ces objecteurs de conscience, l’état de l’opinion ne semble pas peser puisque le mouvement ne s’est pas interrompu. 

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