Victimes de l'islamophobie au Royaume-Uni et de la discrimination religieuse, les musulmans britanniques peinent à trouver un emploi.

Une étude récente vient de jeter une lumière crue sur le phénomène de l’islamophobie au Royaume-Uni. Les résultats de l’enquête révèlent une réalité troublante sur la discrimination socio-économique subie par les britanniques de confession musulmane. Ces derniers ont 75% de chance en moins pour décrocher un emploi. 

L’islamophobie au Royaume-Uni : la triste réalité

Ce sombre constat se dégage des résultats de l’étude effectuée récemment par Dr. Nabil Khattab de l’Université de Bristol en collaboration avec le professeur Ron Johnston. L’étude a révélé une triste réalité. « Les musulmans britanniques sont majoritairement perçus comme déloyaux par l’opinion publique, représentant à ses yeux une menace plutôt qu’une minorité stigmatisée et défavorisée« , explique Dr. Nabil Khattab. Les plus touchés par l’islamophobie au Royaume-Uni sont les musulmans bardés de diplômes qui, normalement, leur permettent d’occuper des postes prestigieux. Mais les employeurs expriment leur « refus de s’entourer de leurs compétences dans ce climat délétère et anxiogène marqué par une hausse notable de l’islamophobie« . Par conséquent, la probabilité que les hommes britanniques musulmans voient toutes les portes se fermer devant eux en cherchant un travail est de l’ordre de 76%. 65% des britanniques musulmanes se heurtent également à cet obstacle, ce qui est moins que les hommes mais tout aussi inquiétant. L’étude aboutit à une conclusion terrible: parmi les 14 groupes ethniques sur lesquels a porté cette enquête, la communauté musulmane est la plus déclassée en matière d’emploi.

L’islamophobie à la française

En France, les citoyens de confession musulmane voient certains de leur droits confisqués en raison d’une discrimination sur la base de leur appartenance religieuse. Dans les sphères universitaires et professionnelles, les musulmans subissent l’islamophobie. Privé de sa titularisation en raison de son engagement religieux, Kamel Meziti est malheureusement un bon exemple à citer. Même dans les postes à responsabilités censés servir les intérêts de tous les citoyens sans exception, on assiste à une contraction islamophobe. Face à ces comportements injustes, le CCIF et EMF ont publié récemment un guide intitulé « Stop à l’islamophobie » . Cet ouvrage est destiné à éclairer les victimes de la discrimination religieuse sur leurs droit au travail et leur parcours dans les établissements universitaires. Durement pénalisés par l’islamophobie, les musulmans sont poussés à lutter, à armes inégales, pour échapper à un horizon bouché.

Source (ici)

Yassine Bannani

Laisser un commentaire