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Face à l’islamophobie, l’engagement gagnant de certains musulmans américains

Les élections locales les plus importantes depuis l’élection de Donald Trump ont eu lieu le 7 novembre aux Etats-Unis. Les démocrates et les candidats des minorités relèvent la tête.

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Premier recul électoral pour le président républicain Donald Trump. Il y a quelques jours, différents scrutins à travers les Etats-Unis ont permis aux démocrates de reprendre la main, notamment en Virginie, à New York, dans l’État de Washington, et en Géorgie. 

Les candidats des minorités connaissent également quelques victoires. Dans le New Jersey, le conseiller démocrate Ravi Bhalla a été élu. Il est l’un des premiers maires sikhs du pays (perçus à tort comme des musulmans, les Sikhs sont souvent l’objet de racisme et d’islamophobie).

Dans l’état du Montana, c’est Wilmot Collins, un réfugié du Liberia qui avait dénoncé le « travel ban » de Donald Trump, qui a été élu maire de la ville d’Helena. 

Quant à Mazahir Salih, elle est la première femme d’origine soudanaise et musulmane à siéger au conseil municipal de Iowa City.

La présidente du conseil municipal de Dearborn (Michigan), Susan Dabaja, a également bondi de joie lors des résultats définitifs de la ville, apprenant qu’elle conservait son siège. D’origine libanaise, avocate et mère de trois enfants, Susan Dajaba avait remporté la présidence du conseil il y a quatre ans. Elle avait fait la une des journaux en tant que première femme, première arabe et première musulmane à être élue à ce poste.

De l’espoir pour la percée des femmes musulmanes arabo-américaines en politique 

Dearborn, peuplée d’environ 100 000 habitants abrite la plus forte concentration d’Arabes aux Etats-Unis (42%) et également une forte population musulmane. Elle a été la cible de campagnes menées par des militants d’extrême droite. Ces derniers avaient répandu de fausses rumeurs, en déclarant que la vie des habitants était régie par les lois islamiques de la ville.

Pour Susan Dajaba, cette réélection est donc encore plus importante, car elle permet de contrebalancer ces accusations. « On parle souvent de l’application de la charia et des femmes qui ne sortent pas de leur maison. Mais nous n’avons pas cela à Dearborn. Nos femmes peuvent accéder à des postes à responsabilités en politique. Cela me donne beaucoup d’espoir pour les futures générations de femmes musulmanes arabo-américaines », a-t-elle témoigné à The Middle East Eye. 

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